Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Chantal Bianchi raconte Maurice Demierre et le Nicaragua

    La passion pour un peuple devient livre (261187)

    Lausanne, 26novembre(APIC) "Ils pourront couper toutes les fleurs, ils

    n’empêcheront pas le retour du printemps", a déclaré mercredi à Lausanne

    Chantal Bianchi, qui présentait son livre-témoignage "Un peuple, une passion - Nicaragua : Maurice Demierre est vivant", qui sort de presse ces

    jours-ci aux Editions de la Thièle, à Yverdon-les-Bains.

    Chantal Bianchi, engagée depuis quelques mois par l’Eglise catholique

    vaudoise dans le cadre de la pastorale des jeunes, nous livre dans ce

    témoignage émouvant sa passion de chrétienne engagée pour les pauvres, son

    amour pour le peuple nicaraguayen et pour son compagnon Maurice Demierre,

    volontaire du mouvement catholique "Frères sans Frontières", assassiné par

    la "contra" le dimanche 16 février 1986 en compagnie de cinq paysannes nicaraguayennes. Dédiant ce livre à Jacqueline Demierre, la mère de Maurice,

    "prototype de la mère au Nicaragua, qui pleure ses enfants, son mari,

    tombés dans cette sale guerre imposée à ce peuple pauvre par l’administration Reagan", la jeune vaudoise veut lancer un cri, se faire le porte-parole des "sans-voix". Et surtout, elle souhaite que le Nicaragua ne soit pas

    seulement - comme c’est trop souvent le cas en Occident - une notion politique ou idéologique, car pour elle, "on oublie trop souvent que ce sont

    des visages, des mains, des coeurs, des hommes et des femmes qui ne demandent qu’à vivre en paix, qu’à élever leurs enfants dans la dignité et la

    sécurité".

    Dans la première partie de son livre, Chantal Bianchi tient un "journal

    de mort", la chronique de ce dimanche fatal de février ou son compagnon

    Maurice a été si lâchement abattu dans cette embuscade meurtrière. La deuxième partie évoque l’immense émotion soulevée par ce massacre non seulement au Nicaragua et en Suisse, mais également dans d’autres pays d’Europe

    et même aux Etats-Unis. Dans les jours qui ont suivi le drame, plus de mille messages, lettres et poèmes ont été adressés à Chantal et à la famille,

    des lettres de douleur, mais aussi d’espoir, de foi et de solidarité. La

    troisième partie est composée de poèmes et de dialogues, ainsi que d’une

    rencontre de Chantal avec Nestor Mesa Rueda, l’un des "contras" qui a participé au massacre de Somotillo et qui a depuis été capturé par les forces

    de sécurité gouvernementales. L’on peut voir à cette occasion la vraie nature de ces bandes armées, qui ne vivent que par et pour les prébendes

    qu’elles reçoivent de l’étranger. Henri Cornaz, directeur des Editions de

    la Thièle a révélé mercredi que la Commission des Affaires culturelles du

    canton de Vaud, présidée par le conseiller d’Etat Cevey, a refusé de

    subventionner l’édition de cet ouvrage considéré comme "plus politique que

    littéraire". (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus