Selon le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Mohammad Abdulkarim Alissa, la mosquée du Petit-Saconnex, à Genève, et l’école qui lui est attachée doivent être dirigées par une institution suisse.
De passage en Suisse, l’ancien ministre de la Justice d’Arabie saoudite, a répondu aux questions du journal Le Temps. Toujours à la recherche d’un repreneur, la fondation de la mosquée genevoise, soutenue par la Ligue islamique mondiale, ne devra pas avoir d’agenda politique ou idéologique, explique-t-il.
La Ligue islamique mondiale apporte un soutien logistique et administratif à cette institution. Mais malgré un bilan positif, «nous ne voulons plus en rester les propriétaires. Il suffit qu’une personne radicalisée vienne prier une fois dans la mosquée et qu’elle commette un crime pour qu’on l’accuse d’avoir donné des instructions. La Ligue interdit l’exportation des fatwas et des imams. La formation des imams doit se faire dans les Etats concernés.»
«Depuis mon arrivée à la tête de la Ligue, ma volonté est que chaque Etat soit autonome, je suis opposé à toute tutelle. La mosquée et l’école doivent être dirigées par une institution suisse. Nous espérons que le gouvernement suisse nous aide dans cette transition», a insisté Mohammad Abdulkarim Alissa.
Le secrétaire général de la Ligue dit en outre craindre que les éventuels repreneurs n’aient un agenda politique ou idéologique. Du fait de la laïcité, les autorités genevoises, ne peuvent pas se mêler d’une institution religieuse. Mais «si cela relève de la sécurité nationale, je crois que le gouvernement peut intervenir.» (cath.ch/tp/mp)