Genève, 9octobre(APIC) Vendredi 9 octobre en fin d’après-midi la Loterie
romande remet un chèque de 100’000 francs au Caré ("Caritas accueil rencontres échanges"), qui fete son dixième anniversaire. Dans la soirée on
pourra écouter les groupes péruvien Saksayhvaman et suisse Les Félins.
Le Carré a pris naissance en 1975. C’était sous le nom de l’"Atelier des
Paquis" et sous la responsabilité de Serge Zanolio, travaillant depuis à
l’Atelier-Caritas à Lausanne. Dès cette époque, c’est Jean-Marie Viénat qui
en assume la direction, en étroite collaboration avec Noel Constant et une
équipe d’une vingtaine de professionnels et bénévoles.
Jean-Marie Viénat, pretre et éducateur de rue, a suivi une formation à
l’Ecole sociale à Lausanne pour etre à meme de s’engager en faveur des plus
démunis. Tache qu’il faut expliquer à ses confrères, mais qui, dans
l’ensemble, est bien acceptée.
Une initiative de Caritas
C’est Caritas qui a créé le Caré. Devenu autonome par la suite, meme
s’il continue à etre soutenu par Caritas et par l’Eglise catholique, il est
aussi financé par l’Etat et la Ville de Genève et l’Office fédéral des assurances sociales. Au début, l’objectif était de permettre à des personnes
marginalisées de se rencontrer et d’échanger. C’est autour d’une table,
d’un repas que les choses se sont concrétisées. En fait, c’est le premier
Resto du Coeur. Et aujourd’hui ce sont 70 à 80 repas quotidiens qui sont
offerts. D’autres activités sont proposées : ménagères, artistiques. Le but
essentiel : permettre aux exclus de retrouver un sens à leur vie, un peu de
chaleur humaine et d’amitié. En tout, ce sont 75’000 accueils depuis le
départ !
La détresse persiste
On pensait que la misère était révolue. Il faut déchanter. Les chiffres
le montrent. Derrière ces statistiques il y a plusieurs causes, mais surtout des problèmes affectifs, familiaux, qui peuvent se répéter sur plusieurs générations.
Ce sont les nouveaux pauvres qui se rendent au Caré. Ils ont entre 25 et
30 ans. Chacun peut, un jour ou l’autre, tomber dans la marginalité : "La
société est un train, et si on le rate c’est la chute" affirme Noel Constant. (apic/pp/cor)