La Ligue Suisse de Femmes catholiques et la politique d’asile (100989)
Lucerne, 10septembre(APIC) Un meilleur accueil des réfugiés, la mise en
application d’un statut de "réfugié de la violence", une autorisation de
séjour de deux ans pour les "réfugiés économiques", une protection augmentée plutôt que des mesures d’intimidation et une meilleure définition de la
problématique de l’asile. Ces revendications émanent de la Ligue Suisse de
Femmes Catholiques et figurent parmi les principaux points du rapport
"Stratégie pour une politique de l’asile dans les années 90" que la Ligue
souhaite promouvoir.
La Ligue, organisation forte de 250.000 membres, relève à travers une
déclaration publique, qu’elle a pris connaissance avec satisfaction du rapport de travail interdépartemental du Département fédéral de Justice et Police, "même si les propositions concrètes qui pourraient conduire à diminuer les causes à l’origine de cet afflux croissant de réfugiés sont absentes
de ce rapport". La Ligue, poursuit la déclaration, souhaite surtout une
meilleure harmonisation entre "notre politique d’asile et les autres sphères politiques telles que: les relations extérieures, l’économie, l’environnement et la politique des étrangers".
La Ligue "rappelle énergiquement que le but de la politique suisse ne
doit pas seulement viser le bien-être de sa population", mais aussi assurer
de ne pas recevoir plus des pays en développement que ce que nous leur donnons! Enfin, la Ligue souhaite une harmonisation des pratiques européennes
dans la politique d’asile. Elle aurait pour but, dit-elle, "la protection
des réfugiés et non un renforcement des mesures dissuasives à leur égard.
130 projets de femmes soutenus
Lors de sa dernière séance du comité, la Ligue a par ailleurs décidé de
consacrer 412.500 francs à la quête de Ste Elisabeth à des projets de femmes des pays en voie de développement. 30.000 francs de la collecte de la
Journée mondiale de prière ont en outre été attribués à des bourses de formation. Avec un budget de près d’un million de francs, la Ligue soutient
environ 130 nouveaux projets de femmes chaque année. Des demandes n’ont cependant pu être satisfaites par manque de moyens financiers. (apic/com/pr)