La Ligue suisse de femmes catholiques (131290)
Mise au point de Mgr Bullet, délégué des évêques
suisses pour les questions du mariage et de la famille
Lausanne/Lucerne, 13décembre(APIC) Répondant à la dernère prise de position de la Ligue Suisse de Femmes Catholiques (LSFC) concernant l’avortement et la contraception, Mgr Gabriel Bullet, délégué des évêques suisses
pour les questions du mariage et de la famille, a publié jeudi une mise au
point rappelant que "pour le Concile, les moyens de régulation des naissances ne sont pas neutres". Le secrétariat des femmes catholiques à Lucerne
regrette pour sa part que l’on n’ait pas assez insisté dans certains articles de presse sur son refus sans équivoque de l’avortement.
Mgr Bullet salue tout d’abord la prise de position sur l’avortement de
la LSFC et la qualifie de positive, "même si les motivations ne sont que
partielles". Il apparaît suprenant, souligne-t-il, que l’on affirme à la
fois "le droit de la femme à choisir elle-même sa méthode de contraception"
et en même temps "qu’on ne peut continuer à considérer la contraception
comme du ressort de la femme uniquement". Selon le Concile Vatican II, précise l’évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg, c’est "en toute
responsabilité humaine et chrétienne, et dans un respect plein de docilité
à l’égard de Dieu, d’un commun accord et d’un commun effort, que les époux
se formeront un jugement droit". (G et S, no 50, & 2).
En ce qui concerne les divers moyens de régulation des naissances, Mgr
Bullet affirme que s’il est exact que la Ligue "n’a volontairement pas fait
de différence entre les méthodes contraceptives et ne prend pas seulement
en considération la méthode naturelle", elle se met en contradiction avec
les enseignements du Concile. En effet, pour le Concile, les moyens de
régulation des naissances ne sont pas neutres. La seule sincérité de
l’intention et la seule appréciation des motifs ne sont pas suffisants. Il
faut tenir compte de critères objectifs "tirés de la nature même de la
personne et de ses actes, critères qui respectent, dans un contexte d’amour
véritable, la signification totale d’une donation réciproque et d’une
procréation à la mesure de l’homme" (G et S, no 51, & 3). Selon le Concile,
conclut Mgr Bullet, "les époux doivent prendre leur décision en conscience
devant Dieu, une conscience éclairée par l’enseignement du Magistère de
l’Eglise et qui tienne compte des situations particulières de chaque
couple". (apic/com/be)