La libération des femmes en Inde (231091)
Nouvelle-Delhi, 23octobre(APIC) Le président de l’Eglise unie d’Inde du
Nord, John Ghose, n’est pas d’accord avec les coutumes et la politique menée par l’Eglise qu’il préside à l’égard des femmes. L’Eglise doit être à
l’avant-garde de la libération des femmes a-t-il déclaré, dans un appel
lançé pour "libérer les femmes de l’asservissement dans lequel elles sont
tenues, par superstition, manque d’éducation, tradition et sentiment d’impuissance générale..."
Selon John Ghose, "La libération de l’humanité passe par la libération
des femmes". Celles-ci, poursuit-il dans une déclaration publiée dans
l’édition d’octobre de "The North India Churchman", "forment au moins 50%
des membres de l’Eglise, et leur pourcentage de présence au culte est encore plus élevé". La constitution de l’Eglise de l’Inde du Nord spécifie
qu’il devrait y avoir des "sièges réservés" pour les femmes au sein des
conseils d’Eglise. Or cette disposition, a fait remarquer John Ghose, ne
leur donne pas plus de 15 à 20% de sièges.
Le président a souligné que le taux d’alphabétisation pour les femmes se
situait encore bien au-dessous de 30% et que "la violence contre les femmes
avait pris diverses formes: meurtres pour des questions de dot, viols collectifs, recours exagéré à l’amniocentèse et à d’autres tests visant à déterminer le sexe de l’enfant, pour décider de l’avortement du foetus, si
l’examen révèle que ce sera une fille".
La participation des femmes "n’est pas seulement l’affaire des femmes
mais aussi celle de l’Eglise", elle est pour John Ghose, un signe d’espoir,
au même titre que la croissance des associations féminines en Inde, qui se
forment d’abord parmi les "femmes instruites des grandes villes", pour
s’étendre ensuite "aux petites villes et villages". (apic/soepi/ap)