La lettre discerne enfin dans les Eglises et communautés chrétiennes
de discerner avec joie et espérance une certaine communion, bien qu’"imparfaite". C’est spécialement le cas dans les Eglises orthodoxes qui, bien que
séparées, "restent unies à Rome par des liens très étroits, comme la succession apostolique et l’eucharistie valide, méritant par conséquent le titre d’Eglises particulières".
La communion avec l’Eglise universelle étant un élément constitutif interne à l’Eglise particulière, la situation de ces Eglises "implique aussi
une blessure de leurs conditions d’Eglise particulière", blessure "d’autant
plus profonde encore dans les communautés ecclésiales qui n’ont pas maintenu la succession apostolique ni conservé l’eucharistie valide". Ce fait
comporte aussi pour l’Eglise catholique, "appelée par le Seigneur à devenir
pour tous un seul troupeau et un seul pasteur, une blessure en tant qu’obstacle pour la pleine réalisation de son universalité dans l’histoire".
Cette situation exige un effort oecuménique en vue de la pleine communion, "afin que, grâce à une nouvelle conversion au Seigneur, il soit possible à tous de reconnaître la permanence du Primat de Pierre dans ses successeurs, les évêques de Rome, et de voir réaliser le ministère de Pierre,
tel qu’il est voulu par le Seigneur, comme un service apostolique universel, présent à l’intérieur de toutes les Eglises, et qui, restant sauve sa
substance d’institution divine, peut s’exprimer de manières diverses, selon
les temps et les lieux, comme l’histoire le prouve". (apic/cip/pr/ba)