La lecture populaire de la Bible au Brésil (020392)
Sao Paulo, 2 mars(APIC) Le Centre des Etudes bibliques (CEBI) de l’Etat de
Sao Paulo a tenu sa cinquième Assemblée à la fin de la semaine dernière
dans la capitale industrielle du Brésil. Des délégations de laïcs des différents diocèses de l’Etat ont réfléchi sur la manière d’intensifier dans
les communautés chrétiennes la lecture de la Bible. Une lecture "populaire,
communautaire, oecuménique et libératrice", qui permet de faire le lien
avec les luttes populaires des communautés ecclésiales de base.
Le Centre des Etudes bibliques est confronté à un double défi: Il veut
développer cette pratique de lire la Bible, car dans de nombreuses régions
de l’Etat, des communautés ne sont encore guère familiarisées avec cette
manière de faire. Par contre pour les communautés qui assument des actions
concrètes, et en particulier celles qui sont en communion d’action avec
d’autres Eglises chrétiennes, cette lecture populaire de la Bible fait des
progrès étonnants. Il s’agit là de trouver des forces pour accompagner cette demande nouvelle pour approfondir la recherche biblique de "ces hommes
et ces femmes qui veulent se nourrir de la Parole de Dieu pour la mettre en
pratique dans le quotidien de leur vie".
Les participants ont consacré le dernier jour de l’Assemblée à étudier
le thème suivant: "En cette année anniversaire du 5e centenaire de l’évangélisation de l’Amérique latine, comment vivre une nouvelle évangélisation
en transmettant le mieux possible et le plus loin possible les luttes et
les espérances du peuple brésilien?". Des représentants du journal de l’archidiocèse de Sao Paulo, de l’Agence oecuménique de Nouvelles (AGEN) et le
pasteur Claudio Oliver dos Santos, ancien secrétaire exécutif de l’Eglise
Presbytérienne Indépendante et qui vient d’être nommé secrétaire du Conseil
latino américain des Eglises (CLAI) pour le Brésil, ont essayé de creuser
cette problématique.
Tenant compte du constat, très souvent vérifié, que les grands moyens de
communication n’informent pas ou très peu des luttes et des gestes de résistance des mouvements populaires du pays, les représentants ont discuté
de la manière de faire grandir un réseau d’informations qui tienne compte
de ces luttes. Un réseau qui devrait renforcer celui qui existe déjà entre
les mouvements de solidarité des pays riches et le tiers monde. Un réseau
qui devrait poursuivre et intensifier la dénonciation dans le monde entier
des violations des droits de l’homme au Brésil et informer des moyens entrepris par les mouvements populaires pour s’y opposer. (apic/em/ba)