Rome, 22octobre(APIC/CIP) Les dirigeants de la Jeunesse Ouvrière
Chrétienne Internationale (JOCI) ont demandé, dans une lettre ouverte
adressée au pape et aux éveques réunis en Synode à Rome, "un soutien au
processus de clarification en cours dans le dialogue " avec le Saint-Siège,
c’est-à-dire après la scission intervenue l’an dernier au sein du mouvement
international des jeunes travailleurs chrétiens.
La lettre a été approuvée à la fin du 7ème Conseil international de
l’organisation, qui s’est tenu du 11 septembre au 5 octobre à Sao Paulo. La
lettre fait allusion à la rupture qui s’est produite dans le mouvement international des jeunes travailleurs chrétiens, rupture qui a conduit à la
formation d’une nouvelle structure internationale à coté de la JOCI : la
Coordination Internationale de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (CIJOC).
Cette coordination est, depuis, la seule organisation reconnue par le
Saint-Siège.
Au mois de mars, le Saint-Siège avait nommé le père italien Giovanni
Fornero comme assistant ecclésiastique de la nouvelle organisation. Dans
une lettre envoyée aux éveques du monde entier, elle a été présentée comme
étant désormais l’unique interlocuteur du Saint-Siège pour représenter la
Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) et comme l’unique école authentique de
formation à la vie sociale dans une perspective chrétienne.
Aux yeux de la hiérarchie catholique, l’ancienne Jeunesse Ouvrière
Chrétienne Internationale a donc perdu sa légitimité. Rome, en effet, lui
conteste son identité chrétienne en raison de ses options politiques et sociales, que l’on juge trop proches des mouvements de libération voire du
marxisme. Lors d’une rencontre avec la presse, on a appris que les participants de la récente rencontre de Sao Paulo - ou se sont réunis quelque 110
représentants de 40 mouvements nationaux de la JOC - avaient souligné la
nécessité d’analyser les aspirations et les valeurs des jeunes travailleurs
sans les dissocier de leurs problèmes et de leurs soucis. (apic/bdc/be)