La JOC d’Asie/Pacifique demande au Vatican de revoir sa décision (120989)
Hong Kong, 12septembre(APIC) La section Asie/Pacifique de la Jeunesse
Ouvrière Chrétienne Internationale (JOCI) demande au Vatican de s’expliquer
sur sa récente décision de reconnaître à la Coordination Internationale de
la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (CIJOC), à Rome, le statut d’Organisation
Internationale Catholique (OIC), au détriment de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne Internationale (JOCI) à Bruxelles.
Dans une lettre rendue publique à Hong Kong, V. Susairaj, porte-parole
de la JOCI de l’Asie et du Pacifique, exprime son étonnement face à la décision de la Secrétairerie d’Etat du Vatican et relève que la CIJOC n’est
pour ainsi dire pas représentée dans la région Asie/Pacifique. Cette absence de la région est une raison supplémentaire d’étonnement pour la JOCI. V.
Susairaj demande également des éclaircissements sur les motifs invoqués par
Mgr Edward Idris Cassidy, substitut de la Secrétairerie d’Etat. Dans sa
lettre datée du 26 juin dernier, lettre qui annonçait que le Saint-Siège ne
reconnaissait plus la JOCI comme OIC, Mgr Cassidy affirmait "qu’aucune
clarté n’a été faite sur les questions fondamentales" et que la JOCI, ayant
violé le Protocole d’accord signé avec le Saint-Siège le 8 juin 1977, ce
dernier est résilié. Mgr Cassidy laissait entendre que la JOCI ne s’était
pas engagée vers de nouvelles orientations qui auraient permis un rapprochement et une unification.
La difficulté de travailler en milieu non-chrétien
Le porte-parole asiatique de la JOCI reconnaît que l’une des difficultés
avec Rome provient du fait qu’elle mène son activité également auprès de
jeunes travailleurs de religions non-chrétiennes (hindous, musulmans,
bouddhistes, etc.), majoritaires dans les régions où le mouvement travaille. C’est une des raisons qui l’ont poussée ces dernières années à collaborer plus étroitement avec les évêques de la région, précise le communiqué
de la JOC asiatique, qui souligne qu’elle est plus décidée que jamais à à
travailler ensemble avec la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie
(FABC). La lettre de la Secrétairerie d’Etat du Vatican laissait la possibilité ouverte aux mouvements nationaux affiliés à la JOCI de continuer à
exister et précisait que sa décision touchait la JOC internationale. La décision est maintenant entre les mains des différentes Conférences épiscopales. (apic/ucan/be)