La future loi sur le travail en question (220390)
Fribourg, 22mars(APIC) Protéger les faibles en évitant l’exclusion et
permettre à la vie sociale de se développer pour le bien de l’individu: ce
sont les exigences posées par le groupe romand de la pastorale dans le monde du travail dans sa réponse à la consultation organisée par le Conseil
fédéral à propos de la nouvelle loi sur le travail. Des exigences qui découlent du message biblique de l’Ancien et du Nouveau Testament et de l’attitude même de Jésus.
La nouvelle loi ne doit pas être un facteur d’inégalités. Elle ne doit
pas créer des laissés-pour-compte, comme le fait l’organisation actuelle du
travail, relève le groupe romand de la pastorale dans le monde du travail.
Elle doit éviter de renforcer les situations de dépendance dont les tenants
du pouvoir économique et politique tirent profit et tenter de réduire le
fossé déjà trop grand entre les employeurs et les travailleurs les plus
faibles.
Le projet de loi, estime le groupe romand, ne tient pas assez compte de
l’organisation de la vie sociale, indispensable à l’épanouissement de la
personne. En imposant des horaires de travail trop longs et à des moments
néfastes, elle ne respecte pas les rythmes de la vie familiale et de la vie
associative, nécessaires à l’équilibre humain.
Les questions du groupe romand de la pastorale dans le monde du travail
s’inspirent de l’expérience des croyants . Elles partent de la pratique de
Jésus qui pose des actes faisant droit aux exclus et s’oppose à la logique
de la performance à tout prix. C’est une pratique de vie basée sur le
respect de la personne, souligne le groupe. (apic/em/cor)