Bruxelles, 15octobre(APIC/CIP) Dans son numéro de septembre-octobre, la
revue interdiocésaine "La Foi et le Temps" publie une interview de Mgr Himmer, qui fut éveque de Tournai de 1948 à 1977. Dans un entretien avec Tony
Dhanis, président du Séminaire Cardijn à Jumet, Mgr Himmer porte un regard
de "témoin du catholicisme". Il se rappelle comment "l’Action Catholique
sous toutes ses formes et notamment celle du monde ouvrier" est devenue "un
des axes majeurs" de son épiscopat. Mais le secret du ministère d’un éveque, dit-il, "c’est Dieu agissant à travers tout son peuple".
Les autres contributions de la revue vont de la réflexion théologique à
l’actualité. Le profeesseur A. Gesché fait d’abord une mise au point sur
"l’espérance d’éternité". La foi en la Résurrection, montre-t-il, ne vient
pas se greffer sur un quelconque désir, chez l’homme, de se prolonger.
Croire en la vie éternelle, ce n’est pas d’abord espérer "nous retrouver et
nous et les notres"; "il s’agit de trouver Dieu, de partager sa vie".
Le mariage à l’Eglise et le pluralisme
Ghislain Pinckers aborde un tout autre problème : "Pourquoi se marier à
l’Eglise ?" Différents enjeux du mariage chrétien sont examinés. D’abord,
celui de la nature sacramentelle du mariage. Ensuite, celui de la cohérence
ecclésiale, voulue jusque dans le droit canonique. Mais tout n’est pas
encore résolu pour autant : "On n’a rien fait tant qu’un sacrement sert
plus à maintenir vaille-que-vaille en place les échafaudages de la demeure
qu’à promouvoir la qualité de vie de ceux qui y sont entrés, sans parfois
savoir comment il y sont entrés".
L’article suivant est signé par un philosophe, Paul Hennequin, qui aborde la délicate question du pluralisme et de la recherche de sens. Pluralisme ? Le terme lui-meme est équivoque. Si l’on part de la pluralité de fait
qu’il désigne quant aux convictions et aux valeurs, ce fait mérite d’etre
évalué. Entre deux extremes - "la tentation du scepticisme" et "la nostalgie des certitudes", - est-il possible aux chrétiens d’adopter des positions variées ? Peut-on etre finalement chrétien et pluraliste de conviction ? Telle est la question centrale que l’auteur aborde de front, non
sans insister sur le critère du "service de l’universel".
Le dernier article est signé par Jacques Briard, président du Conseil
Général de l’Apostolat des Laics. Il relève quelques questions posées parmi
les laics à la veille du Synode actuel des éveques. Ces questions concernent essentiellement deux types d’enjeu : la mission de l’Eglise "au coeur
du monde" et les rapports entre laics et clercs au sein de l’Eglise. Le
numéro de septembre-octobre de "La Foi et le Temps" peut etre obtenu dans
les librairies religieuses ou au siège de la revue, à Tournai.
(apic/cip/cor)