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    Fribourg : une splendide Fête-Dieu

    La Fête-Dieu en Romandie

    Fribourg, 2juin(APIC) Plus de 1500 personnes du Grand-Fribourg se sont

    ressemblées jeudi matin dans les jardins de l’Université pour assister à la

    messe de la Fête-Dieu présidée par Mgr Mamie, évêque du diocèse. Une procession haute en couleurs a suivi la messe. Elle s’est achevée par un Te

    Deum solennel devant le porche de la cathédrale Saint-Nicolas.

    Dans son homélie consacrée à l’eucharistie, Mgr Pierre Mamie, évêque de

    Lausanne, Genève et Fribourg, a rappelé la symbolique du pain, "nourriture

    de pauvre, nourriture à partager, nourriture à recevoir avec les autres,

    mais aussi nourriture ordinaire", avant d’insister sur la présence réelle

    de "Quelqu’un" dans le pain consacré à l’autel. Il s’est réjoui de pouvoir

    célébrer publiquement ce grand mystère de la foi "grâce à la bienveillance

    des autorités du pays".

    Emmenés respectivements par l’Union instrumentale de Fribourg, la Landwehr et la Concordia, trois groupes ont composé le cortège qui a suivi la

    messe. Des écoliers, des membres des Sociétés des étudiants suisses, une

    délégation de la gendarmerie, les anciens gardes suisses pontificaux, des

    religieux et religieuses, près de 120 premiers communiants et des représentants des autorités cantonales et de l’Université de Fribourg suivis par de

    nombreux fidèles se sont ainsi rendus jusqu’à la cathédrale pour une dernière prière. Sous un magnifique soleil, la matinée s’est terminée par un

    apéritif servi sur la place de la Grenette.

    Saignelégier : Fête-Dieu jurassienne

    Une foule imposante s’est rassemblée à Saignelégier pour célébrer la

    Fête-Dieu jurassienne. Plus de 2000 personnes se sont en effet réunies sur

    la patinoire du Centre de loisirs des Franches-Montagnes. L’ambiance était

    d’autant plus joyeuse que tous les premiers communiants et les confirmants

    francs-montagnards étaient conviés à la fête. En outre, pour animer la

    journée, les organisateurs avaient fait appel aux choeurs mixtes ainsi

    qu’aux fanfares de la région.

    En présence du vicaire épiscopal, Claude Schaller, c’est le Père Laurent

    Dider qui a prononcé l’homélie. Le Père a surtout relevé l’importance de la

    mission de l’Eglise dans les Franches-Montagnes. Il a d’ailleurs appelé

    chacun à se sentir responsable de cette mission afin de la perpétrer à

    l’avenir.

    L’après-midi, jeunes et moins jeunes s’en sont allés planter une croix

    de quelque 130 kilos au rocher des Sommêtres. Une croix qui rappelle

    précisément cette mission sacrée de l’Eglise, défendue avec coeur par le

    Père Laurent Dider.

    Sion : Mgr Schwery sans ambiguïté

    C’est avec une solennité particulière que les paroisses de Sion ont

    célébré en cette année mariale la Fête-Dieu sur le parvis de la cathédrale.

    Une messe pontificale en présence des autorités a rassemblé une vingtaine

    de prêtres, curés, vicaires, supérieurs de communautés autour de Mgr Henri

    Schwery, évêque de Sion. Une occasion pour ce dernier d’exhorter les fidèles à l’obéissance et de leur donner au nom du pape Jean-Paul II une

    bénédiction apostolique.

    Pour Mgr Schwery, cette année mariale est un temps de conversion qui

    invite les chrétiens à contempler Marie. "La messe est-elle un repas ou un

    sacrifice ?" fut l’interrogation fondamentale de l’évêque de Sion en cette

    solennité de la Fête-Dieu. Pour lui, l’eucharistie est à la fois un repas,

    fête de la rencontre entre l’homme et Dieu qui invite à l’action de grâce

    et un sacrifice, un "don de soi". Ce dernier, a souligné Mgr Schwery, bien

    loin d’être la notion trop terrestre de prix à payer, est essentiellement

    don de soi; il est la "manière d’être ordinaire des personnes de la

    Trinité".

    Célébrer la présence réelle du Christ c’est, en cette année mariale, se

    mettre à l’école de Marie dans son humilité, Marie qui n’a été ni prêtre ni

    apôtre parce que Jésus ne l’a pas voulu : "Il ne faut pas se poser de question inutile comme le voudraient le Blick ou d’autre canards", a lancé

    l’évêque pour répondre à l’article mensonger qui a fait les gros titres du

    journal alémanique mercredi. Comme il eu besoin de Marie, Jésus a besoin de

    chacun pour continuer son oeuvre, pour être présent au monde : "Accueillons

    Dieu en nos vies et cessons de nous poser des questions théologiques ou sociologiques" : une invitation ferme à l’obéissance et à la fidélité.

    La messe, clôturée par une bénédiction papale, a été suivie de la

    procession et de la bénédiction du Saint-Sacrement. L’après-midi, à la

    chapelle des ursulines, une quarantaine de laïcs ont reçu un mandat propre

    au Valais central, couronnant une formation aux ministères (FAME) de trois

    ans dans les domaines de la catéchèse, de l’animation liturgique et de

    l’animation pastorale. Ce mandat est délivré par le Centre romand pour la

    formation permanente. (apic/dh/cor/ym)

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