La fête de l’Ascension et sa signification religieuse
Fribourg, 7mai(APIC) Le monde s’apprête à vivre jeudi la
fête de l’Ascension. Pour les chrétiens pratiquants, cette
fête a une signification religieuse bien précise: la dernière
apparition de Jésus après sa Résurrection et le jour où "il
est élevé aux cieux", selon le témoignage des Evangiles (Mc
16,19 et Lc 24,50) et des Actes des Apôtres (1,9).
L’Ascension de Jésus, selon le Nouveau Testament, s’est
déroulée quarante jours après la Résurrection. Dans toute la
tradition de l’Eglise, cette fête a toujours été célébrée le
jeudi de la sixième semaine après Pâques. La notion religieuse de l’"ascension" était d’ailleurs évidente pour les Juifs
nourris de l’Ecriture. "Monter aux cieux", c’est rejoindre le
domaine de Dieu, c’est entrer dans sa gloire, c’est exprimer
visiblement tout ce qui est réalisé par la Résurrection.
Pour les disciples de Jésus, comme pour les chrétiens de
1991, le Christ n’abandonne pas pour autant les hommmes.
Avant de rejoindre son Père, il leur annonce la venue de
l’Esprit-Saint et leur promet d’être avec eux pour annoncer
au monde entier la Bonne Nouvelle du salut.
Dès le IVe siècle, à Jérusalem, c’est-à-dire dès l’établissement de la paix religieuse, la fête de l’Ascension
était marquée par une procession vers le Mont des Oliviers,
lieu d’où, selon l’Ecriture, "Jésus est monté au ciel".
En France, l’Ascension est l’une des quatre fêtes légalement chômées avec Noël, l’Assomption (15 août) et la Toussaint (1er novembre). Si pour beaucoup de Français le jour de
l’Ascension a un avant-goût de vacances à cause du week-end
prolongé, les protestants et les catholiques pratiquants célèbrent "le Christ monté au ciel", qui reste pourtant parmi
les hommes, comme il le leur a promis. (apic/com/ba)