Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    La dignité du mourant

    La dignité du mourant et la question de l’euthanasie ont été au centre de la 5e Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie, réunie à Rome du 24 au 27 février dernier. Seules "la charité chrétienne et la solidarité humaine" peuvent répondre au nouveau défi de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, a relevé Jean Paul II, dans son discours aux participants.

    "La vie des mourants et des malades graves est aujourd’hui exposée à un ensemble de dangers qui se manifestent parfois par des traitements déshumanisants, par la non considération et même l’abandon" de ces personnes, "jusqu’à même parvenir à la solution de l’euthanasie" a constaté le pape.

    Les raisons en sont d’ordre socioculturel dans le sens où le bien-être matériel et la recherche scientifique refusent l’échec et toute forme de limitation et de souffrance et où "la mort est un non sens". Il y a en outre pour le pape une dimension philosophique et idéologique basée sur "le principe d’autodétermination". L’homme en effet veut une autonomie absolue quant à sa propre vie, une sorte "d’affirmation de soi" qui conduit paradoxalement à la "destruction de soi", se donnant le pouvoir de mettre fin à sa vie par le suicide ou l’euthanasie.

    Jean Paul II a néanmoins souligné que les "structures sanitaires ne sont pas toujours aptes à fournir une assistance personnalisée et humaine", sans parler parfois de la limitation des soins apportés aux malades graves pour des raisons économiques. "Le malade grave ou le mourant qui a besoin de soins prolongés et sélectifs est souvent perçu ou vu, à la lumière du rapport coût-bénéfice, comme un poids et une charge passive" rappelle le pape qui dénonce "l’éthique utilitariste".

    Le pape insiste avec force sur le fait qu’"aucun homme ne peut choisir arbitrairement de vivre ou de mourir". "Cette ligne de conduite morale est contraire à l’euthanasie et au suicide, mais aussi à des formes d’acharnement thérapeutique qui ne sont pas un vrai soutien à la vie et à la dignité du mourant". (apic/imed/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus