La dernière partie (la moitié du dossier) rassemble des réactions et
de la Commission d’Enquête parlementaire zaïroise, l’information donnée par
l’Agence Zaïroise de Presse et une interview du gouverneur du Shaba. Elle
fournit aussi les réactions de responsables d’Eglises (dont l’épiscopat),
de professeurs de l’Université de Lubumbashi et de responsables politiques
locaux. Elle donne enfin la parole à diverses personnalités et à un expert
belge.
Objectifs
En publiant ce dossier, ses auteurs n’entendent pas entretenir une polémique avec les responsables zaïrois qui, jusqu’ici, "nient l’étendue et la
gravité des massacres". Mais la Commission "Justice et Paix" continue de
"dénoncer les atteintes graves aux droits de l’homme", où qu’elles soient
commises.
Les troubles qui se développent au Zaïre, explique la Commission, ne
sont pas l’effet du hasard, mais proviennent de "la répression brutale qui
s’exerce sur tous ceux qui expriment une opinion non conforme au pouvoir".
Aussi est-il important de se souvenir des journées tragiques de mai 1990,
soulignent les auteurs du dossier, qui écrivent: "L’aspiration à la démocratie qui travaille aujourd’hui l’humanité tout entière est profonde, irrépressible. On ne peut la contenir et encore moins l’étouffer indéfiniment. C’est ce que ne devraient jamais oublier les responsables politiques
zaïrois. Ceux d’hier comme ceux de demain". (apic/cip/ba/pr)