La déclaration de Canberra du COE n’a pas plu (220491)
Polémique entre le COE et le Conseil à propos du peuple juif
Genève, 22avril(APIC) Une controverse touchant les juifs est née de la
déclaration de l’Assemblée de Canberra (Australie) sur la guerre du Golfe,
le Moyen-Orient, et la menace qui pèse sur la paix mondiale. Le responsable
du COE pour les relations entre juifs et chrétiens vient en effet de répondre au Comité exécutif du Conseil international juif-chrétien, qui reprochait au Conseil oecuménique des Eglises (COE) d’être "ignorant et indifférent à l’égard du peuple juif". "Le Conseil international juif-chrétien
semble plus préoccupé de souligner une dépendance chrétienne à l’égard du
judaïsme et du peuple juif que de se réjouir que l’Assemblée aborde aujourd’hui des questions théologiques et éthiques", écrit le COE dans sa réponse.
Dans une déclaration publiée à Heppenheim (Allemagne) le 27 mars, le
Conseil international juif-chrétien regrettait que la VIIe Assemblée du COE
n’ait pas traité du danger que représente pour le peuple juif "l’antisémitisme renaissant". Il concède que l’attention a été accordée à bon endroit
à la détresse du peuple palestinien. Mais vis-à-vis des besoins de l’Etat
d’Israël, objet de haine et menacé dans son existence même, l’Assemblée
n’aurait fait preuve que d’indifférence.
Dans sa lettre de réponse écrite le 10 avril, le responsable des relations entre juifs et chrétiens regrette que la déclaration du Conseil ait
été écrite dans le feu de l’action. Il rappelle que l’Assemblée de Canberra
a clairement affirmé "le droit de tous les Etats de la région, y compris
Israël, de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, à
l’abri de menaces ou d’actes de violence". Il ajoute que "les relations entre juifs et chrétiens ne peuvent méconnaître la situation difficile des
Palestiniens en conflit avec l’Etat juif d’Israël".
Le pasteur Hans Ucko a l’impression que le Conseil international juifchrétien demande au COE de s’engager à rester fidèle à ses racines juives
avant de traiter des questions d’ordre global. Il se réjouit par ailleurs
de "l’offre du Conseil de coopérer avec le COE pour la promotion et l’approfondissement des relations entre juifs et chrétiens". (apic/spi/pr)