La Conférence des Eglises Européennes dénonce l’infiltration (071290)
L’ouverture et la neutralité de la Suisse mises en question
Genève, 7décembre(APIC) La Conférence des Eglises Européennes (KEK) à Genève a dénoncé dans un communiqué publié vendredi "l’infiltration par le
Groupe de renseignement et sécurité de l’armée (GRS)" du grand Rassemblement oecuménique européen "Paix et Justice" en mai 89 à Bâle, infiltration
révélée par la Commission d’enquête parlementaire sur le Département militaire fédéral (CEP2-DMF).
La KEK, qui regroupe 118 Eglises de traditions orthodoxe, anglicane,
protestante et vieille-catholique de tous les pays européens sauf l’Albanie, estime que ces révélations "ont soulevé de nombreuses questions sur la
neutralité et l’ouverture" de la Suisse.
La Conférence des Eglises Européennes rappelle que cet événement oecuménique de grande envergure avait été convoqué par elle-même et par le Conseil des Conférences épiscopales européennes (CCEE), l’homologue catholique
de la KEK, avec un soutien important des gouvernements bâlois et fédéral.
Le secrétaire général de la KEK, Jean Fischer, déplore d’autant plus cette
activité d’espionnage que le Rassemblement de Bâle était ouvert au public
et que plus de 600 journalistes ont couvert l’événement. Il regrette que
l’image de la Suisse comme pays libre et démocratique ait été "ternie par
les agissements irresponsables de services de sécurité illégaux". Jean Fischer pense que le travail de l’agent infiltré à Bâle visait principalement
les délégués des Eglises orthodoxes des pays de l’Est. (apic/com/be)