La communauté juive salue le déplacement du Carmel d’Auschwitz (270189)
Genève/Paris, 27janvier(APIC) Me Théo Klein, président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) a salué le communiqué
rendu public jeudi 26 janvier par le Cardinal Decourtray, président de la
Conférence des Evêques de France, confirmant le déplacement du carmel d’Auschwitz "hors des limites du camp de concentration, conformément à l’accord signé à Genève le 22 février 1987". Du côté juif, on regrette cependant qu’aucune date précise n’ait été donnée, et on demande l’"exécution
intégrale" des accords de Genève, c’est-à-dire le déplacement avant le 22
février prochain, ce qui semble matériellement impossible dans un délai si
court.
Me Théo Klein attend donc les résultats de la rencontre la semaine prochaine au Vatican des cardinaux chargés de ce dossier délicat. Le Cardinal
Decourtray doit lui faire connaître au plus tard le 6 février les dispositions qui seront prises "pour que soient respectés, dans les délais contractuellement convenus, les engagements pris par nos partenaires catholiques". "L’accord des soeurs carmélites est important, souligne le communiqué de Me Klein, mais nous regrettons qu’il intervienne seulement trente
mois après la déclaration du Cardinal Macharski (archevêque de Cracovie)
reconnaissant le caractère provisoire de leur installation, dans l’enceinte
des camps d’extermination d’Auschwitz-Birkenau".
Gerhard Riegner, co-président du Conseil directeur du Congrès Juif Mondial (CJM) à Genève, avait déclaré au début de ce mois à l’Agence APIC que
la communauté juive pourrait suspendre tout dialogue avec le Vatican si le
carmel n’était pas déplacé avant le 22 février prochain. Il juge positif le
communiqué du Cardinal Decourtray, mais il regrette cependant "qu’il ne
dise absolument rien sur la réalisation concrète du projet". Concernant la
date impérative du 22 février, il relève qu"ils n’ont même pas commencé et
que c’est là un véritable problème". S’il affirme ne pas vouloir spéculer
sur l’avenir, il estime cependant que l’on pourrait trouver des solutions
intermédiaires (déplacement provisoire par exemple) pour honorer les accords de Genève. Il ne veut pas en dire plus avant de connaître les résultats de la prochaine rencontre à Rome des cardinaux concernés. (apic/be)