les enjeux éthiques dans la prévention du sida
Rome, 10 mars (APIC/CIP) Sous le titre "la prévention du sida - aspects
d’éthique chrétienne", "L’Osservatore Romano" a publié à la une de son édition du 10 mars un article non signé insistant à la fois sur le respect du
aux malades du sida et le refus d’une lutte contre la maladie qui ne
mettrait pas en cause certaines pratiques sexuelles.
Le problème du sida, lit-on dans cet article, "n’est pas de nature exclusivement épidémiologique et clinique". L’auteur de l’article rappelle
que la maladie s’est particulièrement développée dans le milieu des homosexuels et parmi les usagers de la drogue. Toutefois, les malades du sida
"ont le droit à l’attention et à l’aide nécessaires en raison de leur fondamentale dignité d’êtres humains. Et, de leur part, ils ont le devoir de
ne pas diffuser un tel mal dans la société".
La prévention du sida exige une attention particulière aux aspects éthiques, souligne le quotidien du Vatican. Par exemple, il est inconcevable
que l’on puisse expérimenter certains médicaments éventuels sur des malades
du sida, ou encore que l’on prenne des mesures préventives qui conduiraient
plus à une marginalisation des malades qu’à une élimination de la maladie.
Selon "L’Osservatore Romano", il y a aujourd’hui consensus sur un point
central: "l’unique mesure vraiment efficace est la prévention." Le quotidien rappelle que, dans 95 o/o des cas, les causes de contamination du virus sont liées à des rapports sexuels en dehors du mariage et à l’injection
de drogues. Par conséquent, "la chasteté, la fidélité conjugale, la maîtrise de soi et le self-controle des différentes pulsions sont les uniques
voies conformes à la dignité de la personne et capables de la conduire à un
développement complet et équilibré, ainsi qu’à un plus grand bonheur".
Le quotidien du Vatican souligne aussi que la responsabilité de la lutte
contre le mal ne doit pas être supportée par les seules épaules de quelques
médecins et chercheurs, mais qu’elle doit "être partagée par tous et chacun
dans la société".
Pour ce qui est de sa vocation particulière, un chrétien se doit de
"chercher à corriger sans compromis les déviations et les vices qui minent
à la racine la vie humaine, la dignité de la personne et de la famille, la
vérité sur la sexualité humaine - qui est niée dans l’homosexualité -, la
très grande valeur de l’amour humain, et dès lors la convivialité et l’avenir de la société".
Pour "L’Osservatore Romano", proposer, face à la menace du sida, des
pratiques sexuelles plus sûres ou présumées telles, c’est ignorer "la vraie
cause du problème: la permissivité en matière de sexualité, permissivité
qui, comme en matière d’autres abus, corrompt la fibre morale du peuple".
En conclusion de l’article, il est dit: "chercher la solution au problème de la contagion dans la promotion de l’usage de préservatifs équivaut
à prendre un chemin qui, non seulement est rarement fiable du point de vue
technique, mais aussi et surtout est inacceptable du point de vue moral."
(apic/cip/bd)