Genève, 22décembre(APIC) L’orthodoxie au Moyen-Orient est représentée par
les Eglises orthodoxes byzantines et orientales (elles trouve aussi un
écho, du point de vue liturgique et culturel, dans les diocèses des Eglises
unies à Rome à différentes périodes de l’histoire). Elle constitue une
unité régionale de la communauté oecuménique qui possède une grande signification missionnaire, culturelle et politique. Ces Eglises, avec leur propre profil historique, leurs missions spécifiques, leurs problèmes et leur
connaissance, contribuent de façon significative à l’oeuvre et à et à la
mission du Conseil oecuménique des Eglises.
L’origine de ces Eglises sous leur forme organisée remonte aux IVe et Ve
siècles. Le poids de l’héritage apostolique, la conscience d’une longue
tradition, le concept des lieux saints ou a été écrite l’histoire du Nouveau Testament, tout cela joue et a joué un rôle important pour l’existence
et la mission de ces Eglises tout au long de l’histoire.
Pour certaines Eglises orientales, le lien entre l’Eglise et la nation a
une implication importante au point de vue pastoral, théologique et politique. Certaines Eglises étaient et sont les protectrices véritables de leur
nation, de leur peuple et de leur culture, tels les Arméniens au Liban.
La situation des Eglises dans la ville de Jérusalem donne le spectacle
d’une division historique entre les chrétiens. La séparation visible des
Eglises est considérée comme admise et est symboliquement exprimée dans la
distribution confessionnelle du lieu du Saint-Sépulcre. La multitude des
propriétaires et protecteurs du Saint Sépulcre déconcerte cependant les
pèlerins venus pour contempler le lieu de la Croix et de la Résurrection
comme une source d’unité.
Dans certaines régions il existe une solidarité humaine fondamentale au
sein de la population arabe, chrétienne orthodoxe et musulmane, non seulement à Jérusalem et dans les territoires occupés, mais aussi au Liban et en
Jordanie. Jusqu’à récemment le Liban a été un modèle de coexistence politique des confessions et des religions. En certains lieux comme Nazareth, ou
les deux communautés -chrétienne et musulmane- sont des minorités, il
existe un excellent terrain commun de dialogue - une force réelle de
résistance et d’espoir. En d’autres lieux le dialogue est entravé part les
pressions de groupes extrémistes.
Il est encore nécessaire de trouver une expression visible de l’unité
qui existe déjà en germe parmi des groupes d’Eglises de certains pays. De
fortes déclarations ont été entendues en faveur d’une unité possible maintenant, dans des domaines tels qu’une date commune pour Pâques, la reconnaissance mutuelle du baptème, un lieu de culte commun ou un centre paroissial commun dans un village, un accord sur la question des mariages mixtes,
la traduction oecuménique de la Bible (ce dernier point est déjà en cours
de réalisation). (apic/soepi/bd)