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    L’orthodoxie au Moyen-Orient (221287)

    Genève, 22décembre(APIC) L’orthodoxie au Moyen-Orient est représentée par

    les Eglises orthodoxes byzantines et orientales (elles trouve aussi un

    écho, du point de vue liturgique et culturel, dans les diocèses des Eglises

    unies à Rome à différentes périodes de l’histoire). Elle constitue une

    unité régionale de la communauté oecuménique qui possède une grande signification missionnaire, culturelle et politique. Ces Eglises, avec leur propre profil historique, leurs missions spécifiques, leurs problèmes et leur

    connaissance, contribuent de façon significative à l’oeuvre et à et à la

    mission du Conseil oecuménique des Eglises.

    L’origine de ces Eglises sous leur forme organisée remonte aux IVe et Ve

    siècles. Le poids de l’héritage apostolique, la conscience d’une longue

    tradition, le concept des lieux saints ou a été écrite l’histoire du Nouveau Testament, tout cela joue et a joué un rôle important pour l’existence

    et la mission de ces Eglises tout au long de l’histoire.

    Pour certaines Eglises orientales, le lien entre l’Eglise et la nation a

    une implication importante au point de vue pastoral, théologique et politique. Certaines Eglises étaient et sont les protectrices véritables de leur

    nation, de leur peuple et de leur culture, tels les Arméniens au Liban.

    La situation des Eglises dans la ville de Jérusalem donne le spectacle

    d’une division historique entre les chrétiens. La séparation visible des

    Eglises est considérée comme admise et est symboliquement exprimée dans la

    distribution confessionnelle du lieu du Saint-Sépulcre. La multitude des

    propriétaires et protecteurs du Saint Sépulcre déconcerte cependant les

    pèlerins venus pour contempler le lieu de la Croix et de la Résurrection

    comme une source d’unité.

    Dans certaines régions il existe une solidarité humaine fondamentale au

    sein de la population arabe, chrétienne orthodoxe et musulmane, non seulement à Jérusalem et dans les territoires occupés, mais aussi au Liban et en

    Jordanie. Jusqu’à récemment le Liban a été un modèle de coexistence politique des confessions et des religions. En certains lieux comme Nazareth, ou

    les deux communautés -chrétienne et musulmane- sont des minorités, il

    existe un excellent terrain commun de dialogue - une force réelle de

    résistance et d’espoir. En d’autres lieux le dialogue est entravé part les

    pressions de groupes extrémistes.

    Il est encore nécessaire de trouver une expression visible de l’unité

    qui existe déjà en germe parmi des groupes d’Eglises de certains pays. De

    fortes déclarations ont été entendues en faveur d’une unité possible maintenant, dans des domaines tels qu’une date commune pour Pâques, la reconnaissance mutuelle du baptème, un lieu de culte commun ou un centre paroissial commun dans un village, un accord sur la question des mariages mixtes,

    la traduction oecuménique de la Bible (ce dernier point est déjà en cours

    de réalisation). (apic/soepi/bd)

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