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    Rome: Présentation de l’Observatoire permanent sur la liberté religieuse

    L’intolérance et la discrimination mènent souvent à la violence

    Rome, 30 mars 2012 (Apic) "L’intolérance et la discrimination" mènent souvent à la violence, a rappelé Mgr Dominique Mamberti lors de la présentation de l’Observatoire permanent sur la liberté religieuse, institué par le ministère des Affaires étrangères italien. Le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats intervenait, le 29 mars 2012, à l’ambassade d’Italie près le Saint-Siège à Rome, lors d’une rencontre intitulée: "La liberté religieuse: Un objectif et un engagement commun".

    Evoquant l’intolérance que subissent les chrétiens en Occident et les discriminations dont ils sont victimes dans certains pays, Mgr Mamberti a déclaré que "l’intolérance et la discrimination menaient souvent à la violence pure et simple".

    "Cela n’aurait pas de sens de placer sur un même niveau la discrimination et l’intolérance présentes dans quelques zones de l’Occident" et les violences subies par les chrétiens en Asie et en Afrique, a reconnu le prélat. Toutefois, la route de l’intolérance à la discrimination et de la discrimination à la violence peut "être rapidement parcourue", a-t-il assuré. Et d’expliquer qu’en Occident, "il y a de plus en plus d’hostilité contre la religion en général, et contre l’Eglise catholique en particulier". A ses yeux, il s’agit là d’un "premier stade". L’équilibre entre la liberté d’expression et le respect du sentiment religieux étant "délicat".

    Volonté d’exclure Dieu

    Egalement présent, le cardinal Mauro Piacenza, préfet de la Congrégation pour le clergé, a souligné qu’"une société qui voudrait exclure Dieu de son horizon serait tout simplement incapable de garantir quelque liberté religieuse que ce soit". Si "la culture dominante n’ose pas, car elle ne peut pas, exclure Dieu de l’expérience subjective", elle cherche néanmoins "continuellement à l’exclure de la vie sociale".

    Le cardinal Piacenza a aussi expliqué que "les deux piliers sur lesquels doit se fonder l’exercice de la liberté religieuse étaient pour chaque homme, quelles que soient son éducation et sa croyance, la raison et la vérité". Ils "jouent un rôle déterminant dans le rapport entre culture dominante et liberté religieuse". C’est pourquoi, a-t-il expliqué, "le relativisme dominant, qui voudrait se débarrasser de la raison et de la vérité, est le contexte culturel le moins adapté pour la garantie, le respect et la promotion de la véritable liberté religieuse". (apic/imedia/mm/cp/ggc)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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