Le Premier ministre italien se montre optimiste après son voyage en Chine
Rome, 25septembre(APIC) "L’exercice de la religion est de nouveau possible en Chine", estime le Premier ministre italien, Giulio Andreotti." Il y
a aussi un nombre croissant de vocations religieuses", a-t-il expliqué jeudi après son retour de Chine, lors une interview donnée à l’hebdomadaire
catholique italien "Il Sabato".
Le Premier ministre a dit qu’il ne savait pas s’il pouvait être un intermédiaire entre le Vatican et Pékin : il précise cependant que les tensions entre le Saint-Siège et le régime de Pékin sont moins tendues qu’autrefois. Au sujet des évêques non-reconnus par Rome qui font partie de
l’Association patriotique des catholiques de Chine (APCC), il n’entendait
porter aucun jugement. Giulio Andreotti a rencontré le 19 septembre, à
Shanghai, Mgr Aloysius Jin Luxian, évêque - pour cette ville - de l’Eglise
patriotique. Ce dernier a déclaré, selon Giulio Andreotti: "A Rome, on
croit que je suis un communiste fanatique et ici en Chine, je suis considéré comme un fanatique partisan du Vatican. Je me trouve entre deux feux".
L’Association patriotique des catholiques de Chine s’est séparée de Rome
en 1957. Pour les catholiques de la Chine communiste, les contacts avec le
Vatican sont interdits et les membres de l’Eglise fidèle à Rome sont poursuivis. Depuis 1957, il n’y a eu aucun contact officiel entre Pékin et le
Saint-Siège. Des sources jésuites, au début septembre, avaient laissé entendre que Jean Paul II avait reconnu 20 évêques sur les quelque 60 évêques
que compte l’Eglise patriotique. (apic/gs/ba)