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    diocèse de Bâle est contraire au concordat en vigueur

    L’éventuelle nomination d’un évêque coadjuteur pour le (110989)

    Prise de position de la Conférence diocésaine du diocèse de Bâle

    Soleure, 11septembre(APIC) La nomination d’un évêque auxiliaire avec

    droit de succession (coadjuteur) n’est pas possible dans le diocèse de Bâle, selon les termes du concordat en vigueur, affirme la Conférence diocésaine du diocèse de Bâle dans un communiqué rendu public mardi à Soleure.

    Lors d’une assemblée tenue jeudi 7 septembre à Soleure sous la présidence du conseiller d’Etat soleurois Alfred Röthli, l’ancien Conseiller d’Etat

    lucernois Walter Gut, lui-même ancien membre de la Conférence, a donné un

    exposé sur "Le concordat du diocèse de Bâle - fondement et questions juridiques actuelles". Il en est ressorti que la nomination éventuelle d’un

    évêque auxiliaire avec droit de succession doit être écartée. La Conférence, qui rassemble les représentants de 10 cantons et demi-cantons (LU, BE,

    SO, ZG, AG, TG, BS, BL, SH, JU) qui forment le territoire du diocèse de Bâle, partage à l’unanimité l’opinion de Walter Gut, souligne le communiqué.

    Caractère obligatoire en droit international

    L’argumentation selon laquelle une telle nomination n’est pas possible

    se fonde sur trois points: le caractère obligatoire en droit international

    du concordat du diocèse de Bâle du 26 mars 1828 et du protocole complémentaire du 2 mai 1978 est incontestable. Le Conseil fédéral, comme représentant des différents cantons faisant partie du diocèse, garantit le maintien

    de ce concordat; le concordat à son article 12 paragraphe 1, accorde au

    Chapitre des chanoines de la cathédrale le droit d’élire l’évêque parmi les

    prêtres du diocèse. La nomination par le Saint-Siège d’un coadjuteur,

    c’est-à-dire d’une évêque auxiliaire avec droit de succession, violerait ce

    droit, car le coadjuteur devient, en cas de siège vacant, automatiquement

    évêque ordinaire sans que le chapitre cathédral puisse exercer son droit.

    La nomination d’un coadjuteur violerait ainsi ce droit. Enfin, un changement de la procédure d’élection en vigueur dans le diocèse de Bâle nécessiterait une revision formelle du concordat. Il n’y a pas de motif à cela,

    souligne encore le communiqué. Raison pour laquelle, conclut-il, la Conférence diocésaine, s’appuyant sur le concordat en vigueur, contraignant du

    point de vue du droit international, se considère dans l’obligation de

    s’engager pour que le Chapitre des chanoines de la cathédrale puisse exercer en tout temps et sans restriction son droit concordataire à l’élection

    de l’évêque. (apic/com/pr)

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