par la presse et les économistes d’Italie
Rome, 5mai(APIC) Tant la presse que les économistes italiens ont réservé
un accueil favorable à la nouvelle encyclique sociale "Centesimus annus" de
Jean Paul II, rendue publique jeudi à Rome par le cardinal Roger Etchegaray, président du Conseil pontifical "Justice et Paix".
La presse italienne accorde une large place au document pontifical. Le
"Corriere della Sera" (Milan) en fait sa une, sous le titre : "Le pape: Occident, sauve-toi", avant d’y consacrer deux pages supplémentaires où il
conclut que le "capitalisme a besoin d’une âme". Un autre grand quotidien.
"La Stampa" de Turin, retient que "le capitaliste est acquitté, mais sous
réserves" et que "l’injustice n’est pas encore vaincue". Un fait est à signaler: Le quotidien socialiste "Avanti" publie le texte intégral de l’encyclique.
Carlo de Benedetti, PDG d’Olivetti, a fait de son côté la déclaration
suivante: "Je crois que le message de la nouvelle encyclique contient "la
reconnaissance que le marché libre est une condition indispensable - pas
suffisante, mais indispensable - de la démocratrie politique. Cette reconnaissance est vraiment une grande nouveauté pour l’Eglise. Je pense, a-t-il
ajouté, que nous, chefs d’entreprise, nous devons penser à construire un
capitalisme intelligent, qui sache conjuguer le profit qui est certainement
une des conditions de base du capitalisme à la croissance de l’homme, à la
croissance de son professionnalisme et au respect de la nature".
Pour l’économiste canadien Louis Sabourin, membre du Conseil pontifical
"Justice et Paix" et qui passe pour l’un des experts ayant collaboré à la
rédaction de l’encyclique, "celle-ci est née de l’expérienmce acquise par
Jean Paul II lors de ses voyages. "Le pape, explique-t-il, a été impressionné en voyant à quel point tant de gens sont marginalisés et souffrent
dans le tiers monde. Il se sera posé la question: "Comment est-il possible
de vivre n’importe quelle vie religieuse quand on n’est même pas capable de
vivre?" (apic/cip/ba)