Un nouveau livre "Penser l’embryon" de Philippe Caspar
Paris, 10octobre(APIC) A l’heure des interrogations et des angoisses liées aux manipulations génétiques, un livre intitulé "Penser l’embryon" vient
de paraître en France aux Editions Universitaires. L’auteur, Philippe Caspar, docteur en médecine, docteur es lettres et agrégé de philosophie, se
propose de resituer le problème de l’embryon humain dans l’histoire de la
pensée occidentale.
Philippe Caspar montre que déjà dans l’Antiquité on débattait de la
question de l’embryon. Elle s’est posée aux philosophes grecs et latins dès
les origines et les premières pratiques de la médecine et de la gynécologie. A tel point que les notions de "caractères prédominants", père ou mère, occupaient déjà les esprits.
L’embryon est-il réductible à sa seule nature biologique? L’embryon estil animé d’un principe spirituel? Si à partir du Moyen-Age la réflexion
théologique voyait déjà dans l’embryon humain l’existence de l’âme et du
péché originel, les Eglises d’Orient redécouvraient au XIIIe siècle la pensée d’Aristote. Et Thomas d’Aquin tentait de poser le problème à partir du
projet divin et de l’incarnation. Au sortir du Moyen-Age, les avatars de
l’embryon posent de nouvelles interrogations avec l’apparition de la philosophie moderne.
La société d’aujourd’hui, fascinée par le monde contemporain a sans doute oublié que toutes les questions fondamentales avaient déjà été perçues
par la philosophie et la médecine antique puis reconsidérées par les Pères
de l’Eglise et largement approfondies au cours des siècles par les théologiens. Et les enjeux d’aujourd’hui, les urgences morales face à la fécondation "in vitro" productrice en éprouvette d’embryons humains sont le fondement de ce regard rétrospectif et ce retour aux sources d’une histoire allant d’Hypocrate (fondateur de la médecine) à nos jours. (apic/ap)