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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Confirmation par le Vatican à la veille de l’ouverture de l’Assemblée

    L’Eglise orthodoxe russe ne participe pas au Synode des évêques (271191)

    Rome, 27novembre(APIC) Le secrétaire général du Synode des évêques, Mgr

    Jan Schotte, a officiellement confirmé mercredi à Rome que le patriarcat de

    Moscou a décliné l’invitation de se rendre au Synode des évêques qui commencera jeudi à Rome pour se poursuivre jusqu’au 14 décembre. L’archevêque

    belge en outre relevé l’absence des Eglises orthodoxes de Roumaine, de Bulgarie et de Grèce.

    Cent trente-sept pères synodaux participeront dès jeudi à l’Assemblée

    spéciale du Synode des évêques convoquée par Jean Paul II. 70 viennent

    d’Europe occidentale, 50 d’Europe centrale et orientale, 17 d’autres continents. 33 observateurs, auditeurs et auditrices, 20 experts et 11 "délégués

    fraternels" assisteront aux travaux de l’Assemblée. Ce sont là les chiffres

    officiels avancés mercredi au cours d’une conférence de presse donnée par

    Mgr Schotte, qui a relevé, à propos des délégués fraternels, qu’ils ne sont

    pas de simples observateurs puisqu’ils auront le droit d’intervenir.

    Le patriarche de Moscou, Alexis II a motivé son refus dans une lettre

    adressée au Vatican. Après avoir précisé que ce refus n’entraîne nullement

    une interruption du dialogue avec l’Eglise catholique, le chef de l’Eglise

    orthodoxe russe confirme les raisons que l’on connaît: la situation en

    Ukraine, où la tension reste vive entre les communautés orthodoxes et gréco-catholiques (les uniates) à propos de la restitution des lieux de cultes; la nomination, en avril dernier, d’évêques catholiques dans cinq diocèses nouvellement érigés par le pape sur le territoire de l’Union soviétique.

    Des "évêques parallèles, estiment-t-on au Patriarcat de Moscou, où l’on

    n’hésite pas à parler d’un prosélytisme "presque indécent" et de "braconnage religieux". En octobre dernier, le patriarche Alexis II avait expliqué

    qu’une participation orthodoxe russe au Synode serait "ambiguë" et qu’elle

    "abuserait l’opinion publique du monde chrétien sur l’état réel des relations entre l’Eglise catholique romaine et l’Eglise orthodoxe russe".

    Selon le cardinal Jean-Marie Lustiger, présent à la conférence de presse, le refus de Moscou serait également dû à des difficultés au sein même

    du Patriarcat de Moscou.

    Mgr Schotte a en outre confirmé l’absence des Eglises orthodoxes de Roumanie, de Bulgarie et de Grèce. De la part du Patriarcat de Bucarest, le

    Vatican a simplement reçu copie d’une lettre qui lui a été adressée en date

    du 7 août dernier et qui n’est pas arrivée à destination. La raison invoquée est également le différent qui oppose orthodoxes et uniates dans le

    pays où Jean Paul II a reconstitué la hiérarchie en nommant douze évêques

    (dont trois gréco-catholiques) en mars 1990. Aucune nouvelle par cont(re de

    la Bulgarie, dont la nouvelle du désistement est néanmoins parvenue via le

    dicastère de l’unité, ni de Grèce. Aucune nouvelle, par contre, de la Bulgarie, dont l’annonce du désistement est néanmoins parvenue via le dicastère de l’unité, ni de la Grèce.

    Mgr Lustiger a rappelé également que l’Est et l’Ouest de l’Europe n’ont

    pas été séparés seulement par une barrière politique, par un mur, mais par

    des "décennies de silence". "L’Est doit réapprendre à parler, a-t-il expliqué, l’Ouest à écouter".

    Le cardinal Jozef Glemp (Varsovie) a observé de son côté, que l’Europe

    orientale connaît bien mieux l’Europe occidentale que l’Occident ne connaît

    l’Orient. Cette connaissance "insuffisante, superficielle" est également un

    réel handicap pour les Eglises, a souligné le primat de Pologne.

    La "phase d’écoute"

    Concernant le programme des travaux, la session proprement-dite s’ouvrira dans l’après-midi par une allocution de bienvenue du cardinal Lustiger,

    président délégué de l’assemblée, et les rapports du secrétaire général,

    Mgr Schotte, et du rapporteur général de l’assemblée, le cardinal Ruini,

    vicaire du pape pour le diocèse de Rome et président de la conférence épiscopale italienne.

    La première partie des travaux - la "phase de l’écoute" - sera consacrée

    aux interventions (8 minutes) de chacun des pères synodaux, auxquelles

    s’ajouteront cinq "auditions", entre autres de la part des "délégués fraternels". Mgr Schotte a enfin précisé que l’assemblée synodale publiera une

    "déclaration finale". (apic/jt/cip/pr)

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