Paris, 11septembre(APIC) Une cinquantaine d’évêques participeront dimanche 13 septembre à une concélébration eucharistique qui aura lieu à la chapelle de l’Institut Catholique de Paris à l’occasion du 200e anniversaire
des massacres de septembre 1792, où périrent entre 200 et 300 prêtres.
L’été 1792 est particulièrement chaud à Paris. Le 10 août, c’est la chute de la royauté. Louis XVI est fait prisonnier par la Commune, le gouvernement municipal installé en 1789, à la Révolution, et qui se déclare aussitôt insurrectionnelle. Très vite, les prisons regorgent de "suspects":
plus de 3’000, dont plusieurs centaines de prêtres réfractaires à la Constitution civile du clergé. Du 2 au 6 septembre, des éléments incontrôlés de
la Commune - les fameux "Septembriseurs" - vont massacrer entre 1’000 et
1’500 victimes. Parmi ellee, 200, voire 300 prêtres, détenus pour la plupart au couvent des Carmes à Vaugirard. C’est dans la chapelle de ce couvent, qui est aujourd’hui celle de l’Institut Catholique de Paris, qu’aura
lieu la concélébration du 200e anniversaire.
La commémoration s’est ouverte par l’inauguration, jeudi soir, d’une exposition intitulée "1792: les massacres de septembre", qui se tient à la
Mairie du VIe arrondissement de Paris jusqu’au 4 octobre. Cette commémoration se poursuivra dimanche à l’émission "Le jour du Seigneur" (A2), avec,
à 10h30, une évocation des faits par Alain Decaux, de l’Académie française,
suivie à 11 heures de la messe concélébrée par une cinquantaine d’évêques,
avec une homélie de Mgr Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris.
"Il s’agit d’un acte liturgique et non d’un acte politique", a tenu à
préciser Mgr Joseph Duval, président de la Conférence épiscopale. En célébrant cette messe à la mémoire des 374 martyrs de la Révolution qui ont
déjà été béatifiés (dont 191 sont tombés en septembre 1792) et de tous les
autres (dont 605 pour lesquels des causes de béatification ont été introduites), il ne s’agit pas de dénoncer "excès et barbarie", a expliqué Mgr
Duval, ni de porter un jugement sur la Révolution et ses bourreaux, mais
d’honorer ceux "qui sont morts au nom de leur foi". (apic/cip/pr)