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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    La troisième tentative sera-t-elle la bonne

    L’Eglise d’Angleterre décide d’entamer des conversations sur l’unité avec les méthodistes

    Londres, 2 décembre 1997 (APIC) Le synode général de l’Eglise d’Angleterre a décidé d’entamer des "conversations officielles" sur l’unité avec l’Eglise méthodiste. Cette dernière se prononcera sur cette initiative en juin 1998, lors de sa conférence.

    Un précédent projet d’unité entre l’Eglise d’Angleterre et l’Eglise méthodiste a échoué deux fois - en 1969 et 1972 - faute d’obtenir des majorités suffisantes lors des assemblées de l’Eglise d’Angleterre.

    Pour l’évêque de Grimsby, David Tustin, principal représentant anglican aux rencontres qui ont conduit à la récente décision du synode, "ceci n’est pas un `projet de fusion’, comme certains l’ont déclaré à tort. C’est une nouvelle étape sur la voie qui conduit à l’unité visible".

    Ces commentaires sont "réalistes et pragmatiques", a de son côté déclaré Keith Reed, responsable des relations oecuméniques de l’Eglise méthodiste. Il faudra compter probablement plusieurs années avant de pouvoir réaliser l’unité complète, a-t-il estimé.

    Le méthodisme est issu de l’Eglise d’Angleterre et son fondateur, John Wesley (1703-91), qui était un prêtre anglican, ne le concevait pas au départ comme une Eglise séparée.

    Lors du synode, l’archevêque de Cantorbéry , George Carey, a déploré que "nos ancêtres n’aient pas été capables de garder les méthodistes au sein de l’Eglise d’Angleterre". Keith Reed, qui a assisté au synode le 25 novembre à Londres, a confirmé qu’il existait, côté anglican, "un mandat de discuter sérieusement" avec les méthodistes.

    Le but des conversations officielles, si elles étaient acceptées, serait de présenter une "Déclaration commune". Celle-ci s’inspirerait du rapport publié par un groupe de travail des deux Eglises l’an dernier - "Commitment to Mission and Unity".

    Ce rapport réclamait, entre autres, une décision rapide concernant le partage renforcé et officiel de la supervision pastorale entre les évêques de l’Eglise d’Angleterre et leurs homologues méthodistes, les présidentes ou présidents méthodistes.

    Lors du synode, plusieurs orateurs, et notamment l’archevêque d’York, David Hope, ont cependant exprimé leurs préoccupations concernant les divergences à propos du ministère des femmes. Celles-ci peuvent devenir présidentes de districts au sein de l’Eglise méthodiste, mais ne peuvent être consacrées évêques dans l’Eglise d’Angleterre (même s’il y a des femmes évêques dans certaines régions de la communion anglicane).

    Pour parvenir à une véritable convergence entre les deux Eglises, plusieurs points restent encore à régler, dont le pouvoir des évêques eux-mêmes la relation entre le pouvoir de l’Etat et l’Eglise en Angleterre... (apic/eni/pr)

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