Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Pour combler le vide laissé par la perte de crédibilité du gouvernement

    L’Eglise catholique vénézuélienne assume un nouveau rôle (310892)

    Caracas, 31août(APIC) L’Eglise catholique au Venezuela s’affirme chaque

    jour un peu plus comme l’une des principales forces qui réclame un changement social. Elle passe dans le pays pour l’une des voix les plus critiques

    contre le gouvernement du président Carlos Andres Perez.

    Selon le bulletin "Noticias Aliadas", l’Eglise locale est aussi l’une

    des rares institutions à ne pas avoir perdu sa crédibilité auprès du peuple

    désillusionné par la corruption des partis, des syndicats et même des tribunaux censés rendre la justice. Cette position, nouvelle, ne doit rien au

    hasard: ce prestige renforcé est le résultat d’années de prises de positions en faveur des pauvres; du choix de centaines de prêtres, religieux et

    religieuses d’aller vivre et de soutenir les déshérités qui grossissent la

    ceinture de bidonvilles qui entoure les villes vénézuéliennes.

    L’option de l’Eglise vénézuélienne pour les pauvres a progressivement modifié l’image qu’avait d’elle le peuple qui l’identifiait

    volontiers à l’élite au pouvoir. Un travail de formation de catéchistes, la

    création de communautés de base, le soutien et le développement de projets

    par un clergé qui s’inscrit dans la ligne de la théologie de la libération,

    sont pour beaucoup dans le rôle qu’elle assume et dans l’espoir qu’elle

    suscite auprès des démunis. La situation que vit le pays a souvent poussé

    l’Eglise vénézuélienne à s’impliquer dans les affaires politiques et à

    prendre position en sa qualité de témoin des effets désastreux auxquels

    ont conduit les réformes économiques imposées par le Fonds monétaire international (FMI). Témoin des conséquences qu’elles ont dans la vie quotidienne des citoyens et de la violence exercée par la police pour étouffer les

    protestations des pauvres.

    Selon Xiomara Tortosa, un agent pastoral des quartiers populaires de Caracas, "les prêtres, les religieux et les religieuses constatent chaque

    jour la nécessité de développer de nouvelles solidarités et de trouver des

    réponses aux gens nous demandant ce que nous faisons face à la situation...

    pour trouver une sortie collective aux problèmes".

    La recherche par l’Eglise d’une solution aux problèmes du pays a passablement et positivement modifié les rapports durant ces derniers mois entre les évêques et la population. Et l’invitation faite récemment à des dizaines de personnes des quartiers pauvres de venir témoigner de leur condition devant l’Assemblée de l’épiscopat vénézuelien a été particulèement apprécié. Une Assemblée au terme de laquelle Mgr Roberto Lückert Leon, président de la Commission des communications sociales du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) devait déclarer: "Grâce aux témoignages de ceux venus des quartiers de Caracas, nous avons pu parler et écouter sur un pays

    très différent de celui dont parle les parlementaires et les hommes politiques".

    "Ce sont eux qui portent sur leurs épaules la plus lourde charge des

    conséquences de la crise économique. Eux aussi qui ressentent la plus grande frustration. Ils ne croient plus ni aux discours ni aux partis. Nous

    sentons bien l’immense méfiance et désillusion face au type de démocratie

    que nous vivons", devait-il préciser, avant de réaffirmer l’option préférentielle de l’Eglise pour les pauvres.

    Dans un document intitulé "Où est ton frère, les évêques vénézuéliens

    écrivaient le 11 juillet dernier: Les grandes majorités ne se sentent pas

    invitées à entrer dans le jeu démocratique. Les élites sont celles qui proposent et décident... Elles offrent des changements qui ne frappent en aucun cas les privilégiés". Les évêques signalent en outre la notoire perte

    de crédibilité du président Perez à qui ils disent: "Cette situation changerait radicalement si le pays pouvait palper des faits concrets et non

    seulement écouter des palabres".

    Critiquant le secteur commercial pour "le fossé alarmant qui sépare les

    pauvres des riches et le monopole qu’exercent ces derniers sur les richesses du pays", les évêques demandent que les marges de bénéfices du secteur

    économique soient moins scandaleuses et plus raisonnables afin de ne pas

    favoriser la spéculation galopante et laisser aux seules lois de l’offre et

    de la demande le soin de fixer les prix des biens et des services. (apicna/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus