"Justice, Paix et Sauvegarde de la Création"
Genève, 8janvier(APIC) "L’Eglise catholique-romaine désire participer
pleinement" au processus d’engagement mutuel en faveur de la justice, de la
paix et de la sauvegarde de la création (JPSC) et au rassemblement mondial
de 1990, mais n’a pas accepté l’invitation du COE a être "co-invitante" du
rassemblement, c’est ce qu’indique Emilio Castro, secrétaire général du
Conseil Oecuménique des Eglises (COE), dans une letre adressée, le 18
décembre 1987, aux membres du Comité exécutif du COE.
La réponse officielle à l’invitation adressée à l’Eglise catholique-romaine par le COE a été donnée, le 17 décembre, dans une lettre du cardinal
Johannes Willebrands, président du Secrétariat pour l’Unité des chrétiens.
"Nous espérons collaborer de façon significative au projet JPSC", écrit le
cardinal Willebrands au pasteur Castro, "car les préoccupations concernant
la justice, la paix et la sauvegarde de la création doivent être les préoccupations de nous tous". Il a cependant précisé que "la nature différente
des deux organismes, l’Eglise catholique-romaine et le COE, a constitué une
des difficultés pour l’acceptation de l’invitation" (à collaborer sur un
pied d’égalité, et à être un des organismes co-invitants).
"Comme marque du désir de l’Eglise catholique-romaine de collaborer
pleinement avec le COE, explique Emilio Castro dans sa lettre, elle nommera
une personne qui collaborera avec les membres du personnel chargé du programme "JPSC" et des participants au sein de l’organisme ad hoc qui sera
créé pour planifier et convoquer le rassemblement".
Le processus JPSC avait été lancé lors de la Sixième Assemblée du COE à
Vancouver en 1983, qui avait appelé "les Eglises à entreprendre un processus conciliaire d’engagement mutuel en faveur de la justice, de la paix et
de la sauvegarde de la création". L’idée d’un rassemblement mondial pour la
justice, la paix et la sauvegarde de la création avait été ensuite approuvée par le Comité central.
Bien qu’à l’origine la recommandation de Vancouver s’adressait spécifiquement aux Eglise membres du COE, le Comité central avait demandé en 1985
qu’une collaboration avec l’Eglise catholqiue-romaine soit envisagée. De
plus, lors de sa réunion en septembre 1987 le Comité exécutif du COE avait
adopté une série de principes, à l’issue des discussions avec des représentants du Vatican, dans le contexte de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création, et réitéré l’espoir que l’Eglise catholique-romaine
accepte l’invitation "à être co-invitante avec le COE" du rassemblement de
1990. (apic/soepi/bd)