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    Une meilleure collaboration avec les autorités suisses souhaitée

    L’aumônier des Croates et l’arrivée des réfugiés (230792)

    "Les réfugiés devraient pouvoir travailler".

    Zurich, 23juillet(APIC) "Les réfugiés de Croatie devraient pouvoir travailler en Suisse". C’est ce que le Père Karlo Lovric, délégué national des

    aumôniers croates en Suisse a déclaré jeudi à l’Agence APIC. Selon lui, de

    meilleures perspectives leurs seraient ouvertes et leur passage en Suisse

    ne serait pas "du temps perdu" pour l’avenir.

    Par ailleurs, l’aumônier croate regrette que les autorités suisses ne

    l’aient pas contacté avant l’arrivée jeudi des réfugiés provenant de Croatie. Un train est arrivé en Suisse avec plus de 1’000 réfugiés.

    Que doit faire la Suisse pour les Croates"? se demande-t-il. C’est une

    question difficile. Certes elle doit aider les Croates. Mais il ne s’agit

    pas seulement de gens qui arrivent et restent en Suisse. "Nous aimerions

    d’abord qu’on nous aide à rester libres". Avec un morceau de pain, on surmonte la plus grande pauvreté immédiate, mais rien n’est encore fait. Il

    faut voir plus loin. Qu’adviendra-t-il demain? Toutes les maisons sont détruites. Une possibilité pour la Suisse d’aider les personnes victimes de

    la guerre, c’est d’acceuillir les travailleurs d’Herzégovine et de Croatie

    et de les former: "Si les gens travaillent, ils ont un avenir".

    L’aumônier met en évidence un autre point: Les gens ont leur fierté. "Il

    y a deux jours, une femme est venue chez moi en pleurant. Elle vient de

    Bosnie centrale. Elle a été accueillie par un parent. Mais elle m’a dit:

    J’ai honte de rester ici, parce que je vois que mon parent doit se serrer

    la ceinture pour m’acceuillir. Je ne veux plus rester ici, je veux retourner en Bosnie. Elle m’a demandé l’argent pour le billet de retour. Je l’ai

    aidée. Dans ce sens, je dis qu’on doit faire son possible pour que les gens

    puissent travailler pour gagner un peu d’argent".

    Si les réfugiés ont un travail en Suisse, ils apparaitront moins comme

    une charge pour les Suisses, estime le Père Lovric. Si les Suisses voient

    les réfugiés rester sans rien faire, ils s’en font une fausse image. Il est

    clair que quelques réfugiés ne veulent pas travailler, mais la majorité est

    d’un autre avis. Le Père Lovric demande aux Suisses de ne pas condamner par

    avance les personnes qui arrivent maintenant.

    Pour l’aumônier des Croates, il manque une véritable collaboration entre

    les autorités suisses et la mission croate: "J’ai entendu parler de l’arrivée des réfugiés de Croatie uniquement par la presse". En ce domaine, l’aumônerie se considère comme un partenaire qui peut être utile. Les aumôniers

    organisent en Suisse régulièrement des célébrations liturgiques. Beaucoup

    de personnes s’adresent à eux pour qu’on les aide. "Nous sommes à leur disposition. Ce qui va arriver maintenant, je ne peux le dire. Je sais qu’aussitôt les gens arrivés dans leur lieu de séjour, je me rendrai chez eux".

    (apic/gs/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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