"Les droits de l’homme sont inviolables"
Bordeaux, 7avril(APIC) Un ressortissant kurde, M. Kalkan, établi en France depuis 1982, est menacé d’expulsion. Depuis le 3 avril il a commencé une
grève de la faim dans les locaux d’une paroisse de la capitale de la Gironde. Mgr Pierre Eyt, archevêque de Bordeaux, dès le 1er jour de la grève de
la faim, a pris publiquement position en sa faveur et demande au gouvernement français d’acccorder l’asile à ce réfugié politique, surtout en ces
jours "où le peuple kurde est victime d’un véritable génocide".
Mgr Eyt affirme d’abord que l’acte de résistance non-violente du ressortissant kurde s’accomplit dans cette paroisse catholique avec son plein
consentement. Il poursuit: "Faut-il parler de droit d’asile? Je parlerai
plutôt d’un devoir d’asile en faveur des personnes auxquelles on oppose ou
on a opposé au départ un délit d’opinion. M. Kalkan est-il ou non un réfugié politique? Est-ce à nous de le dire ?"
L’archevêque de Bordeaux insiste sur l’inviolabilité des droits de
l’homme: "Le droit d’asile attaché aux églises relève de l’histoire. Les
législations modernes d’ailleurs ne considèrent pas que les églises soient
inviolables. Par contre, les droits de l’homme, eux, sont inviolables et
c’est pourquoi je demande que le gouvernement français revise sa position
concernant M. Kalkan. Il serait révoltant que notre pays ajoute à ses hésitations sur le drame collectif que vit le peuple kurde, l’expulsion d’un
réfugié qui demande le droit d’asile". (apic/com/ba)