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    Le continent compte plus de 4 millions de réfugiés

    L’Afrique a célébré la journée Internationale du Réfugié

    Dakar, 21 juin 2004 (Apic) L’Afrique, avec ses quatre millions de personnes déplacées à l’intérieur ou à l’extérieur de leurs pays pour cause de troubles, a célébré dimanche 20 juin, à l’instar des autres régions du monde, la journée internationale du réfugié.

    Dans certains pays africains où les hostilités semblent cesser, le retour de réfugiés se profilent à l’horizon. Ceux de la Sierra Leone, du Burundi, du Liberia, du Congo (Brazzaville), de la République Centrafricaine, de l’Ethiopie, de l’Erythrée et de Casamance (sud du Sénégal) ont commencé à revenir dans leurs foyers. Il en est de même pour les réfugiés tchadiens au Niger. Le Nigeria, régulièrement secoué par des affrontements interreligieux ou interethniques a aussi annoncé, la semaine dernière, le début d’une opération de rapatriement de ses ressortissants réfugiés au Cameroun.

    En revanche, ceux de Côte-d’Ivoire dans les pays voisins (Libéria, Sierra Léone, Guinée Conakry) attendent encore des lendemains meilleurs pour rentrer au bercail. De fréquents troubles attribués à des combattant qualifiés "d’éléments incontrôlés" ont souvent lieu dans leur pays.

    Au Soudan et en République Démocratique du Congo (Rdc), c’est le mouvement inverse. La dégradation de la situation au Darfour (ouest du Soudan) et dans la partie Est de la Rdc pousse plus de 1,5 million de personnes à l’exode. Les organisations humanitaires évaluent à un million de réfugiés au Darfour, depuis le début des troubles dans cette province du Soudan, il y a un an.

    Diminution?

    L’Afrique Orientale, la région des Grands Lacs et la Corne de l’Afrique sont aussi des zones de turbulences. Les troubles internes au Burundi, en Ouganda, en Rdc, en Somalie, en Ethiopie, au Sud-Soudan, ont entraîné un déplacement massif des populations non combattante. Elles vivent dans des camps situés dans les pays voisins (Kenya et Tanzanie), de part et d’autre des frontières (Soudan et Ethiopie) ou encore à l’intérieur du pays (Ouganda).

    Selon le Hcr, le nombre de réfugiés et autres personnes relevant de sa compétence a diminué de 18% pour atteindre 17,1 millions d’individus en 2003. C’est le plus faible taux depuis au moins une décennie. (apic/ibc/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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