l’adieu au mozambique et a l’afrique australe :
maputo, 19 novembre (cip) au mozambique, jean paul ii aura pu constater
’’la vitalite de l’eglise’’, mais aussi ’’des images de souffrance’’,
a-t-il declare dans son discours d’adieu, prononce a l’aeroport de maputo,
en presence du president joaquin alberto chissano.
’’cette souffrance, a dit le pape, se reflete dans le regard inquiet de
beaucoup d’enfant, le regard indecis de beaucoup de jeunes, le regard
fatigue de beaucoup d’adultes, le regard triste des anciens.’’
il a voulu dire aussi son espoir. ’’c’est, a-t-il ajoute, avec de vives
esperances que je quitte votre pays, en demandant a dieu que ma breve
visite pastorale puisse contribuer au bien de la societe nationale et la
raffermir, afin qu’elle offre de meilleures conditions de vie a tous et
devienne une grande famille ou regnent la fraternite et l’amour, comme
fruits de la paix et de la justice.’’
dans la seconde partie de son bref discours, jean paul ii a evoque sa
visite en afrique australe, faisant une nouvelle fois allusion a
l’apartheid en afrique du sud. sa principale preoccupation, a- t-il
declare, a ete d’attirer l’attention sur des themes que les eveques
d’afrique australe, reunis recemment a harare, ont desire lui soumettre,
notamment la justice, la paix, la dignite de l personne humaine.
le pape a dit avoir constate dans la region quelques ’’contradictions’’ : contrastes entre l’abondance des ressources et l’extre- me
pauvrete de beaucoup, entre l’aspiration, ’’reelle et largement partagee’’,
a promouvoir la personne humaine et, d’autre part, la persistance de
’’violations douloureuses des droits fondamentaux de tout homme’’.
’’en quittant ces terres africaines, a conclu le pape, je vou- drais
dire une parole de confiance et d’espoir a tous ceux qui exercent des
responsabilites, aux plans politique, social et cultu- rel, afin qu’ils se
mettent courageusement en route vers une nou- velle civilisation : la
civilisation de l’amour.’’ et de preciser : ’’une civilisation de justice,
de paix et d’amour se fonde sur la reconnaissance de la signite de chaque
personne humaine, une civili- sation dans laquelle celle-ci puisse exercer
ses droits fonda- mentaux, sans contrainte ni limitation, actuellement
legitimee par la segregation raciale ou sociale.’’(apic/cip/pr)