L’action du Bureau International Catholique de l’Enfance(BICE) (201187)
Genève, 20novembre(APIC) Pour faire une suite juridique à la "Déclaration
des Droits de l’enfant" de 1959 qui n’avait qu’une valeur éthique, une
"Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant" est en cours
d’élaboration,depuis 1979. Elle sera un instrument de droit international
ayant force de loi dans les pays qui l’auront ratifiée. Le Bureau International Catholique de l’Enfance(BICE) y participe activement. De plus, constatant que, malgré tous les efforts entrepris , les droits des enfants
sont bafoués sur tous les continents, le BICE a lancé pour la période
1987-89, dans le cadre du thème "la croissance spirituelle de l’enfant",
des programmes destinés à ceux dont les droits sont particulièrement
bafoués et plus particulièrement aux enfants réfugiés.
Le Bice a lancé un projet basé sur les besoins spirituels et non
matériels des enfants. C’est pourquoi, il met l’accent sur les enfants
réfugiés, puisqu’ils sont plus touchés dans leur dignité humaine que la
plupart des enfants. En effet, ces enfants, en plus d’être souvent malades
et de manquer de nourriture, sont exploités politiquement et parfois même
sexuellement ou torturés. C’est pour la dénonciation et l’action contre
tout ce qui déstabilise et souille l’enfant réfugié dans sa dignité que le
BICE a décidé d’agir.
Le programme du BICE pour les enfants réfugiés a été centré sur les besoins psycho-sociaux des enfants dans les camps de réfugiés. Le but de cette action serait de pouvoir proposer, après enquête, un programme simple
d’intervention pouvant être dirigé dans un camp par un groupe de femmes
réfugiées elles-mêmes. Les premières réalisations sur le terrain devraient
d’ailleurs commencer au Botswana, au Mexique et au Costa Rica dès l’année
prochaine. La conception et l’élaboration de ce travail est fait en collaboration avec des organisations locales non-gouvernementales, la communauté
locale et les réfugiés. Ce programme a reçu le soutien de Haut Commissariat
des Nations Unies pour les réfugiés(HCR) et de l’Organisation Mondiale de
la Santé(OMS).
Ce travail à long terme commence à porter des fruits, en effet, le
comité exécutif du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a,
pour la première fois, rédigé une note à propos des enfants réfugiés lors
de sa 38ème session en octobre à Genève. (apic/bice/bd)