Pour la pleine reconnaissance de l’Eglise gréco-catholique
Königstein, 30mars(APIC) Le Congrès de l’oeuvre catholique internationale
"Aide à l’Eglise en détresse" (AED), qui s’est terminé le 29 mars à Schönstatt, près de Coblence, s’est prononcé pour la reconnaissance de l’Eglise
gréco-catholique comme institution ecclésiastique et personne juridique et
pour que les gouvernement d’Europe de l’Est créent les conditions nécessaires au libre développement de la vie de l’Eglise, restituant les biens confisqués et respectant le droit du peuple lituanien à l’autodétermination.
Des résolutions prises à la suite d’une réflexion de trois jours sur la situation des pays de l’Est en présence de dignitaires ecclésiastiques des
régions concernées.
AED a d’abord dressé un bilan de la situation de l’Eglise en Europe de
l’Est, constatant que les catholiques doivent à présent reconstruire
l’Eglise et la vie des minorités ethniques et religieuses: une "tâche difficile", souligne AED, la hiérarchie catholique ayant été pratiquement détruite dans plusieurs pays d’Europe de l’Est. Une tâche qui incombe aux
évêques, prêtres, religieux et laïcs qui ont survécu à la persécution sans
jamais céder au compromis, ajoute AED.
AED met en garde: la liberté qui commence à se faire jour à l’Est ne résoud pas tous les problèmes. En effet, il manque encore à l’Eglise, en plus
d’une reconnaissance formelle, une liberté totale. AED demande aux
gouvernements de l’Est de réhabiliter pleinement les croyants emprisonnés
pour des motifs religieux.
La nouvelle situation exige aussi un effort de la part de l’Eglise: pour
AED, il est indispensable qu’elle se montre tolérante envers ses anciens
persécuteurs et qu’elle respecte les minorités religieuses et ethniques.
AED lance un appel aux chrétiens d’Occident pour qu’ils s’engagent par
la prière et une générosité accrue envers les Eglises d’Europe de l’Est.
(apic/aed/cor)