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    Kenya: une religieuse submergée par sa charge d’enfants nécessiteux

    2 200 enfants au centre "Habari Njema"

    Nairobi, 24août(APIC) Le Kenya a été, il y a quelques mois, le théâtre de

    conflits ethniques et terriens dans plusieurs régions notamment celle de

    Molo dans la province du Rift Valley. Ces actes de violence ont provoqué la

    fuite de nombreuses familles et leur installation dans des logements de

    fortune principalement à Naïrobi, la capitale. Les enfants de ces familles

    déplacées sont venus gonfler les rangs déjà débordants de cette jeunesse

    qui trouve refuge dans les rues. Soeur Martine Wanjiru, s’occupe de cette

    catégorie d’enfants dans le cadre, de son oeuvre "Habari Njema" (Bonne Nouvelle) à Kibagare dans la banlieue de Naïrobi.

    Ce centre a la charge de 2 200 enfants abandonnés auxquels il assure repas,

    habillement, hébergement, soins de santé, et pour certains, scolarisation.

    Le centre Habari Njema a été conçu en 1981 avec une capacité de 500 pensionnaires seulement. Mais aujourd’hui, en plus de 1200 enfants y recevant

    trois repas par jour, plus de 800 autres sont accueillis ne fut-ce que pour

    un repas la journée.

    Erigée au début comme cuisine populaire pour servir à manger aux enfants

    et adultes infortunés de la banlieue de Kibagare, près de la capitale,

    l’oeuvre de la Soeur Wanjiru s’est fortement développée et compte à l’heure

    actuelle une garderie d’enfants, une école maternelle, une école primaire

    et une école secondaire. L’arrivée incessante d’autres jeunes abandonnés

    impose aux responsables du Centre d’élargir les possibilités d’accueil par

    la construction de nouveaux locaux, mais aussi de faire face à des charges

    financières sans cesse croissantes.

    Récemment la Soeur Martine a lancé, un appel pressant à tous ceux qui

    peuvent lui venir en aide. Elle a un besoin urgent de médicaments, de nourriture et d’habillement pour ses pensionnaires. Pour y répondre explique la

    Soeur Martine à la presse locale, j’ai déjà puisé dans la réserve des finances destinées à la construction des locaux scolaires. Maintenant je me

    trouve à court d’argent pour poursuivre ma tâche dans la sérénité. La Soeur

    Wanjiru s’est plainte également que ses ressources financières s’amenuisent, et qu’elle n’offre plus à ses protégés qu’une nourriture très peu

    consistante constituée d’un morceau d’ugali (sorte de pain de maïs) accompagné d’un bouillon de légumes ou d’un potage fait de maïs et de haricots,

    pour les repas de midi et du soir. Pour le petit déjeûner, on leur sert

    seulement du thé et une bouillie.

    Malgré la situation difficile à laquelle elle est confrontée, la soeur

    responsable de "Habari Njema" ne recule devant aucun sacrifice. Elle repose

    tout son espoir sur la réponse que lui réservent tous ceux qui ont entendu

    son appel. (apic/dia/ak)

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