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    Kenya : que faire pour aider les enfants ? (200588)

    Fribourg, 20mai(APIC/Mak’Onyango) C’est en Afrique que les taux de mortalité infantile sont les plus élevés du monde. Les progrès de la médecine

    promettaient beaucoup pour l’avenir, et notamment la découverte de vaccins

    contre les 6 fléaux majeurs que sont la rougeole, le tétanos, la diphtérie,

    la coqueluche, la tuberculose et la polio. Aujourd’hui pourtant, les

    espoirs sont déçus. Pour améliorer la condition des enfants dans la plupart

    des pays africains, il faut d’abord améliorer les conditions socio-économiques de la famille.

    Même dans un pays bien équipé au niveau médical comme le Kenya, le taux

    de mortalité infantile inquiète. Une enquête de l’UNICEF rapporte que 118

    enfants sur 1000 meurent au Kenya chaque année des suites des 6 maladies

    mentionnées. En 1960, la proportion était de 208 sur 1000. Chaque année, 27

    enfants sur 1000 meurent de diarrhée dans le pays.

    Si on excepte l’Afghanistan, les 18 pays les plus touchés par la

    mortalité infantile sont africains. En tête viennent le Mali et la

    république de Sierra Leone (297/1000), le Malawi (270), l’Ethiopie, la

    Guinée et la Somalie (255).

    Le problème est préoccupant. Les changements de scénarios socio-économiques ont presque réduit à néant les efforts entrepris jusqu’ici. Personne

    ne pensait que les problèmes d’emploi et d’éducation pouvaient avoir une

    influence sur la mortalité infantile.

    La pauvreté mise en cause

    Le docteur Mary Racelis, directrice régionale de l’UNICEF, cite comme

    problème principal la pauvreté et le manque d’éducation. Ceux qui se sont

    préoccupés de la situation des enfants jusqu’ici n’ont pas pris en compte

    le lien qui l’unissait à celle de leurs parents et de leurs familles. On

    s’attendait à ce que les mères nourrissent leurs enfants quand elles

    souffraient elles-mêmes de malnutrition.

    Dans de nombreux pays, c’est essentiellemnt la femme qui prend soin des

    enfants. Cela est lié à la polygamie encore répandue dans de nombreuses

    sociétés africaines. Les femmes doivent produire elle-mêmes la nourriture

    pour leurs enfants. Et une femme de 45 ans a en moyenne 6 à 7 enfants à sa

    charge.

    Dans les villes, la situation est guère différente. Le salaire du mari

    est très souvent beaucoup trop modeste pour subvenir aux besoins de sa famille. Les femmes exercent alors de petits métiers, elles vendent des légumes par exemple. le docteur Racelis conclut : "Du fait des nombreuses charges qui reposent sur elles, la majorité des femmes de ces pays ne peuvent

    pas nourrir et soigner leurs enfants comme il le faudrait". Mal nourris,

    les enfants sont la proie facile des maladies.

    Dans les communautés rurales, le problème de la nourriture devient

    crucial. Ces dernières années, la production agricole a diminué dans de

    nombreux pays d’Afrique. Pour expliquer ce fait, on a surtout invoqué les

    conditions météorologiques défavorables. Mais il y a aussi d’autres causes,

    comme la baisse du rendement à la suite d’une exploitation trop intensive

    du sol. Les programmmes pour amélliorer les conditions de vie des enfants

    devront affronter ces problèmes majeurs.

    L’éducation

    Dans la plupart des pays, la scolarité est obligatoire. Au Kenya, les

    enfants doivent aller à l’école dès l’âge de 6 ans. La majorité des enfants

    doivent entrer à la crèche ou dans une école préparatoire entre 3 et 4 ans.

    Les parents ne peuvent en effet pas s’occuper de leurs enfants. Dans

    beaucoup de ces écoles, l’expérience a montré qu’il n’y avait pas une

    nourriture appropriée. Là encore, on doit résoudre le problème au niveau

    plus général de la situation familiale et de l’environnement.

    Il faudra dabord, dit le docteur Racelis, mobiliser la communauté. Il

    faut satisfaire les besoins de première nécessité : l’eau potable, l’hygiène élémentaire, les centres sanitaires, le réseau routier et les moyens de

    transport. (apic/mo/ym)

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