Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Les chefs musulmans s’opposent aussi au préservatif

    Kenya: Lutte contre la propagation du sida

    Nairobi, 15 juillet 2001 (APIC) Les chefs musulmans du Kenya s’opposent à un projet du gouvernement visant à promouvoir à grande échelle l’utilisation du préservatif dans le pays. Les dirigeants kenyans, préoccupés par la progression fulgurante de la maladie, veulent lancer une campagne nationale de lutte. A ce sujet, ils prévoient l’achat et la distribution aux populations de 300 millions de préservatifs pour les jeunes de 15 à 25 ans. L’objectif est de réduire le fort taux de séropositivité chez les jeunes pour le ramener à 30% d’ici quatre ans.

    "Les autorités lancent un mauvais signal à nos jeunes quant aux moeurs sexuelles dissolues et montrent que le sexe, toute sorte de sexe, est bon et tolérable", a déclaré Sheikh Ali Shee, président du Conseil national des imams du Kenya. Cette critique est partagée par l’Eglise catholique locale. La Conférence épiscopale s’est toujours opposée à l’utilisation du préservatif.

    Le Kenya est l’un des pays d’Afrique noire le plus touché par la maladie du sida. Il compte environ 2,2 millions de séropositifs. Selon des estimations officielles, chaque jour, près de 700 kenyans meurent de la maladie. Le drame se joue surtout dans l’ouest du pays. Dans cette partie du pays, 30% des adultes sont porteurs du virus, ont indiqué des responsables sanitaires de la région. "Le VIH est devenu un problème courant dans la région", a déclaré le chef de l’hôpital régional de Homa. "Ce qui frappe, selon lui, c’est le nombre de patients jeunes, entre 25 et 30 ans. Nous sommes confrontés à un taux d’occupation très élevé des lits".

    La propagation du sida est facilité en grande partie par les traditions ancestrales, telle que l’héritage, chez les musulmans.

    Les hôpitaux kenyans font cruellement face au manque de médicaments pour soulager les malades du sida qui occupent jusqu’à 70% la capacité d’accueil des infrastructures médicales. (apic/ibc/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus