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    Kenya: Les vétérans mau mau en "guerre" contre les Britanniques

    Dédommagements réclamés pour actes cruels il y a 50 ans

    Nairobi, 11 octobre 2006 (Apic) Les survivants de l’insurrection armée qui a eu lieu au Kenya il y a 50 ans contre les colonisateurs britanniques recherchent le soutien des Eglises pour intenter un procès à l’ancienne puissance coloniale. Selon ces survivants, les occupants britanniques auraient torturé et tué des milliers de Kenyans.

    "Beaucoup d’entre eux sont de fervents fidèles," a déclaré Martin Day, l’avocat britannique qui défend les vétérans de l’insurrection. "Ils sont très religieux, c’est pourquoi un soutien de la part de l’Eglise aura une grande signification pour eux."

    Une demande de dédommagement d’une dizaine de Kenyans pour violations des droits de la personne a été remise le 11 octobre au gouvernement britannique, selon des stations de radio kenyanes. Si le Royaume-Uni n’accepte pas de régler l’affaire à l’amiable, celle-ci sera portée devant la Haute Cour de Londres.

    En 1952, la Grande-Bretagne avait déclaré l’état d’urgence afin d’éliminer un groupe nommé Mau Mau, qui avait pris les armes pour lutter contre les colons blancs installés au Kenya et qui s’en étaient aussi pris aux Africains accusés de collaborer avec la puissance coloniale.

    Un rapport officiel de 1961 a déterminé que plus de 11’000 Africains, pour la plupart des civils, ainsi que 32 Blancs, étaient morts au cours de l’insurrection.

    Caroline Elkins, professeur d’histoire à l’Université d’Harvard et auteur d’un ouvrage sur l’insurrection récompensé par le prix Pulitzer, a toutefois estimé que jusqu’à 100’000 kenyans étaient morts à cause de la torture, des abus et de la négligence dans les camps imposés par les autorités coloniales.

    Selon Gitu wa Kahengeri, porte parole de l’Association des vétérans de guerre mau mau, les Eglises missionnaires avaient collaboré avec les autorités coloniales pendant l’insurrection. "Ils se sont comportés comme des espions. Ils étaient très dangereux, mais aujourd’hui nous voulons leur soutien," a-t-il dit. (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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