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    Et plaident pour le retour à la vie normale

    Kenya: Les Eglises lancent un appel à la réconciliation après le rejet du projet de constitution

    Nairobi, 25 novembre 2005 (Apic) Après le rejet du projet de constitution, le gouvernement doit maintenant promouvoir la réconciliation, estiment plusieurs responsables d’Eglise au Kenya. La campagne référendaire a donné lieu à de violentes contestations et déchiré le cabinet ministériel et le pays.

    "Les Kenyans ont décidé", relève laconiquement l’évêque anglican Julius Kalu de Mombasa, après l’annonce, le 22 novembre, des résultats du référendum tenu le jour précédent. Et relève: "Ce rejet ne signifie pas qu’ils ne veulent pas de nouvelles lois". A ses yeux, le gouvernement doit recommencer le processus aussi vite que possible.

    Les partisans du "non" l’ont remporté avec plus de 58% des voix sur un total de quelque six millions de suffrages exprimés. Ce résultat, qui a surtout mis l’accent sur les divisions ethniques dans le pays, est considéré comme une grande défaite pour le président Mwai Kibaki, qui soutenait la campagne en faveur du "oui".

    "Le résultat du référendum exige que nous redoublions nos efforts en vue de mettre en place une constitution durable pour le Kenya. C’est le minimum que nous puissions faire en l’honneur de ceux qui rêvaient d’une nouvelle constitution et ont sacrifié leur vie, leur santé et leurs biens pour l’obtenir", a pour sa part commenté le pasteur Mutava Musyimi, secrétaire général du Conseil chrétien national.

    Pour les opposants à la nouvelle constitution, celle-ci représentait d’énormes pouvoirs présidentiels et un affaiblissement de la déclaration des droits. Pour les partisans du "oui", la constitution aurait permis d’agir contre la corruption et d’avoir une meilleure répartition et gestion des ressources et de promouvoir les droits des femmes.

    Les responsables d’Eglise avaient réclamé le report du référendum tout en reprochant aux politiciens des deux cotés de recourir à la désinformation, à la corruption, aux fausses promesses et aux menaces.

    Des violences ont éclaté, tuant neuf personnes durant la campagne. Ce qui a poussé le pasteur Jesse Kamau, ancien président de l’Eglise presbytérienne d’Afrique de l’Est, à réclamer le lancement immédiat d’un processus de réconciliation. "Il est nécessaire pour nous de retourner à la vie normale". (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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