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    Des charges qui entravent leur travail

    Kenya: Les Eglises et les missionnaires se plaignent de devoir payer des impôts

    Nairobi, 19 avril 2005 (Apic) Les responsables d’Eglise du Kenya ont entamé des pourparlers avec le gouvernement concernant l’imposition de plusieurs taxes qui, selon eux, entravent leur travail spirituel et social.

    Le gouvernement a introduit une taxe de 15% de la valeur marchande sur les maisons des membres du clergé et sur leurs salaires selon un système d’imposition à la source. Le gouvernement explique avoir du prendre cette mesure sous la pression de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

    "C’est dur", a déclaré l’évêque Zachariah Kahuthu, de l’Eglise évangélique luthérienne du Kenya, à l’Agence oecuménique ENI. "Nous sommes imposés lourdement pour tout, même si notre travail consiste à aider les citoyens ordinaires."

    Les institutions missionnaires se sentent durement affectées depuis que les autorités fiscales ont supprimé en 2002 l’exemption pour les missionnaires de payer un impôt sur leur traitement. L’autorité fiscale a depuis ordonné à ses agents d’imposer les missionnaires au taux normal.

    Les autorités fiscales, qui ont déclaré que certaines organisations chrétiennes avaient abusé de ce privilège, ont alors commencé à imposer les biens des missionnaires, leurs véhicules, leurs salaires et leurs prestations maladie. Or, les missionnaires considèrent ces impôts, qui peuvent parfois représenter 30% du revenu, comme un problème inattendu qui aura des effets nuisibles sur leur travail.

    "De nombreux missionnaires quittent aujourd’hui le pays, à cause de ces impôts", déplore John Downing, un Britannique travaillant au collège de théologie unie de Saint-Paul, à Limuru, près de Nairobi.

    Les responsables d’Eglise voudraient que le gouvernement revienne sur cette décision et déclare sa suppression pour les chefs religieux et les missionnaires qui travaillent dans les hôpitaux, les écoles et les orphelinats dont le développement a été l’oeuvre de missionnaires.

    Sans but lucratif

    "Nous voulons que le gouvernement réalise que nous sommes au service de la population, et à part les dons, nous n’avons pas d’autres revenus. Nous voulons qu’il envisage de nous aider dans le cadre de notre service aux citoyens", a déclaré l’évêque Kahuthu. Celui-ci a par ailleurs fait remarquer que les responsables d’Eglise n’occupaient par leur maison pour des raisons de prestige et qu’il recevaient seulement des traitements et non des salaires.

    Le pasteur Wellington Sanga, secrétaire de la conférence de l’Eglise méthodiste du Kenya a pour sa part lui aussi réclamé la suppression de ces impôts. Ils sont punitifs, selon lui, et affectent le travail des Eglises qui n’ont pas un but lucratif. (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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