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    55% des habitants entassés dans 1,5% de la surface urbaine

    Kenya: Deux millions de personnes vivent dans 130 bidonvilles à Nairobi

    Nairobi, 30 juillet 2003 (Apic) Nairobi, la capitale Kenya, compte 130 bidonvilles qui abritent plus de 2 millions de personnes. Selon l’Agence Fides à Rome, les habitants de ces installations informelles constituent 55% de la population totale de la ville et sont concentrés sur 1,5% seulement de la surface urbaine.

    Nairobi, de ce fait, est plus densément peuplée en bidonvilles que Calcutta et Bombay, considérées comme les pires villes à bidonvilles du monde. Ces chiffres alarmants sont contenus dans le rapport rédigé par les opérateurs pastoraux des paroisses qui travaillent dans les "slums" de la capitale du Kenya.

    Le document a été présenté à l’archevêque de Nairobi. Mgr Raphael S. Ndingi Mwana’a Nzeki. D’après ce rapport, "la plupart des installations de habitants de ces bidonvilles telles que Kibera, Korogocho, Kiambiu et Mukuru, ont été déclarées illégales. Ce qui, indique les agents pastoraux, n’incitent pas les habitants à améliorer leurs conditions de logement, du fait qu’ils elle vivent dans la peur constante d’être chassée d’un moment à l’autre.

    Promesses gouvernementales

    En outre, indique encore ce rapport, comme ces installations sont déclarées illégales, les gens qui y vivent n’ont droit à aucune infrastructure de base: eau courante, réseau des égouts, électricité: éclairage urbain, ramassage des déchets.

    Dans ces bidonvilles, notent encore les agents, des tensions sont nombreuses entre propriétaires des terrains et locataires. "La plupart des propriétaires ne résident pas dans les bidonvilles, et y vont uniquement pour percevoir les loyers. Les locataires représentent entre 80 à 90% de la population et constituent bien entendu le groupe le plus pauvre et le plus marginalisé. D’autres tensions sont dues à la diversité des ethnies et des religions.

    L’annonce faite par le gouvernement en mars dernier du début des travaux dans de logements a été bien accueillie les habitants. Qui se méfient toutefois des promesses. Il est en effet prévu de démolir un grand nombre de bâtiments pour construire de nouveaux logements, des routes et autres infrastructures.(apic/fides/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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