Kénya: création d’un Université catholique (140293)
nombres d’Etats africains en matière d’éducation
Nairobi, 14février(APIC) Les évêques catholiques de l’Afrique orientale
viennent de créer une institution universitaire à Nairobi, capitale du
Kénya, rapporte l’agence de presse "Documentation et informations africaines" (DIA). Appelé "Université de l’Afrique orientale", ce centre d’étude
est érigé à Langata, à quelques kilomètres de Nairobi.
La nouvelle université a récemment reçu l’agrément des autorités du
Kénya, au cours d’une cérémonie présidée par le chef de l’Etat Daniel Arap
Moi, en sa qualité de chancelier des quatre universités du pays. Une cérémonie marquée par la présence de nombreux dignitaires de ce pays africain
et de l’Eglise, dont le cardinal Maurice Otunga, archevêque de Nairobi, et
Mgr Clementi Taccani, nonce apostolique. Ce centre nouvellement créé porte
à deux le nombre des institutions universitaires confessionnelles au Kénya,
après l’ouverture de l’Université Baraton, appartenant à l’Eglise adventiste du 7e jour.
L’Université catholique de l’Afrique orientale préparera ses étudiants à
l’obtention de divers grades académiques dans des disciplines telles que le
droit canon, la liturgie sacrée, l’éducation et l’enseignement religieux,
la philosophie et l’éthique sociale, la musique sacrée, les communications
sociales. L’institution est gérée et administrée par l’Association des membres des Conférences épiscopales de l’Afrique orientale (AMECEA), dont le
siège se trouve à Nairobi, en collaboration avec la sacrée Congrégation
pour l’éducation catholique. L’AMECEA regroupe les épiscopats de sept pays
africains: l’Ethiopie, le Kénya, le Malawi, l’Ouganda, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie.
Contribution de l’Eglise dans le domaine de l’enseignement
Selon le responsable de la commission du gouvernement chargée d’accorder
l’agrément aux universités ou instituts privés d’enseignement supérieur, 11
autres institutions, dont 10 appartenant aux Eglises, ont déjà déposé de
nouvelles demandes. Ce constat, commente DIA qui s’appuie sur une récente
étude menée par l’Académie africaines des sciences, démontre combien
l’Eglise contribue à la promotion du savoir en Afrique. L’étude fait en effet observer qu’"on remarque de plus en plus sur le continent que dans la
plupart des Etats le pouvoir public s’avère incapable d’organiser un enseignement académique valable et de faire face aux exigences de ce secteur
de l’éducation". Ceci est dû au fait, conclut l’étude en question, "que
l’Etat, très souvent, consacre à l’éducation un budget insignifiant, aussi
insignifiant que pour les secteurs touchant à la santé publique et à l’habitat, qui devraient pourtant être considérés comme prioritaires". (apicdia/pr)