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    Les Eglises protestantes dénoncent l’inertie du gouvernement

    Kenya: Corruptions tous azimuts dans le pays

    Nairobi, 26 décembre 2001 (APIC) Les Eglises protestantes du Kenya expriment des réserves sur les récents efforts du gouvernement visant à lutter contre la corruption. Sous la houlette du Conseil national des Eglises au Kenya (NCCK), ces Eglises rejoignent par cette prise de position l’Eglise catholique en vue d’inciter le gouvernement à promulguer des lois plus efficaces pour lutter vraiment contre la corruption.

    "Le problème, très profond, est que nous manquons de capacité administrative et de politique pour l’éradiquer. Nous avons besoin de lois anti-corruption parfaites pouvant être retranchées de la constitution", a déclaré le secrétaire général du NCCK, le Rév. Mutava Musyimi, lors de la récente convention oecuménique nationale du Conseil qui s’est tenue à Kiambu, à 30 kilomètres de la capitale, Nairobi. Pour M. Musyimi, président de l’organisme chargé de nommer les membres du conseil d’administration de la Kenya Anti-Corruption Authority (KACA), le projet de loi devant rétablir la KACA est insuffisant.

    Donnant-donnant

    Le projet de loi sur le rétablissement de la KACA a essuyé un rejet de la part du parlement. Suite à cet échec, le président Daniel Arap Moi a décrété la formation d’un groupe spécial anti-corruption dans les forces de la police, mais celle-ci est accusée d’encourager la corruption au sien de ses institutions. Le président Moi a déclaré que le groupe spécial anti- corruption devrait reprendre d’abord les cas des procès qui sont instruits par la KACA avant qu’ils ne soient déclarés anticonstitutionnels.

    Rétablir la KACA est une des conditions que le Kenya doit rencontrer pour que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FLI) consentent le crédit de développement. En cas d’échec ou de non-aboutissement du projet de loi, le Kenya ne recevra pas les 193,8 millions de dollars du FMI. Ces fonds font partie du soutien au programme de trois ans pour la réduction de la pauvreté et l’obtention des facilités de croissance. Les fonds ont été consentis entre les deux parties en août 2000. Ces fonds ont été déjà inclus dans le budget de l’année 2001/2002. (apic/cip/dia/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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