Kampala: le Synode africain aura lieu à Rome en avril 1994
Parution du document de travail
Kampala, 9février(APIC) Le Synode des évêques pour l’Afrique aura lieu à Rome en avril 1994. C’est ce qu’a annoncé le
pape Jean Paul II mardi après midi à Kampala en s’adressant à
une trentaine d’évêques africains ainsi qu’à quelque 1’500
religieux, religieuses et laïcs réunis dans la cathédrale
pour la célébration des vêpres. L’assemblée du Synode
s’ouvrira le 10 avril 1994, premier dimanche après Pâques.
Cette célébration des vêpres ouvrait la troisième réunion
du Conseil du secrétariat général du Synode. Le pape a ajouté
que dans une deuxième "phase festive" il avait l’intention de
venir en Afrique, afin de promulguer sollenellement les
fruits de l’assemblée spéciale du Synode. Les catholiques du
continent noir seront ainsi encouragés à mettre en pratique
les propositions du Synode. Par la même occasion, la solidarité de l’Eglise universelle avec les Eglises locales en
Afrique sera réaffirmée.
Le pape a fondé le choix de Rome sur le fait que jusqu’à
présent tous les synodes des évêques se sont tenus au Vatican
et ont de cette manière manifesté la communion des évêques
avec le successeur de Pierre. Il a souligné aussi que l’assemblée aura une très grande importance, non seulement pour
l’Afrique, mais aussi pour l’ensemble de l’Eglise. Une partie
des représentants des Eglises africaines souhaitaient que ce
Synode ait lieu en Afrique. Les villes de Yamoussoukro et de
Dakar avaient été régulièrement nommées. Mais le sujet était
très controversé en Afrique même. Yamoussoukro, la nouvelle
capitale de la Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny, passant pour
un gouffre à millions dans un continent qui pleure chaque
jour la famine; Dakar étant de son côté la capitale d’un pays
majoritairement musulman. Outre les éléments "politiques",
les questions pratiques ont certainement joué un rôle. Les
difficultés d’organiser telle réunion de quatre à cinq cents
participants sont bien réelles...: divisions politiques,
guerres, agitations et communications difficiles pour n’en
citer que quelques unes.
Parution de l’"instrumentum laboris" le 10 février
Jean Paul II a annoncé en outre la parution mercredi 10
février de l’"instrumentum laboris", le second document en
vue de la préparation de l’assemblée. Le premier était les
"Lineamenta" présentés à Lomé au Togo en 1990 à l’occasion de
la neuvième séance plénière du Symposium des Conférences
épiscopales d’Afrique et de Madagascar. (SCEAM). Avec la parution du document de travail, la phase de la préparation immédiate débute. Ce document de travail "peut servir pour encourager l’étude en général et pour susciter l’enthousiasme
pour cette assemblée spéciale qui, ayant lieu en ce moment de
l’histoire de l’Eglise en Afrique, joue un rôle décisif dans
son cheminement vers le troisième millénaire", a relevé le
pape.
Dans son homélie, Jean Paul II a rappelé le principe qui
régit l’insitution du Synode des évêques, principe qui est
"tout à fait simple": plus la communion entre les évêques
grandit, plus la communion de l’Eglise dans son ensemble
s’enrichit. Synode signifie d’ailleurs ’marcher ensemble’. Le
pape s’est réjouit de l’enthousiasme rencontré en Afrique par
ce projet. "On en trouve la preuve dans la réponse pratiquement unanime des Conférences épiscopales africaines, avec le
nombre le plus élevé de réponses jamais enregistrées pour une
assemblée synodale."
La nature particulière de l’asssemblée a exigé quelques
aménagments du réglement du synode qui concernent particulièrement les critères de représentation et de participation des
conférences épiscopales à l’assemblée générale. Aménagments
que le pape a approuvé et qui ont été communiqués aux Conférences des évêques qui peuvent maintenant désigner leurs délégués. (apic/cic/mp)