Jura: la Collectivité ecclésiastique a siégé au Noirmont (210691)
Le Noirmont, 21juin(APIC) La Collectivité ecclésiastique catholique-romaine (CEC) du canton du Jura a siégé mercredi soir au Noirmont, dans le
district des Franches-Montagnes. Placés sous la présidence de Fernand Villat, l’Assemblée a accepté les compte 1990, qui sortent des chiffres rouges
puisqu’ils bouclent avec un bénéfice de 298 francs sur un roulement de 6
millions de francs.
Ce résultat positif provient essentiellement d’une contribution plus
élevée des paroisses et de rentrées substantielles enregistrées sous la rubrique "Impôts des personnes morales". C’est en effet le Collectivité ecclésiastique qui perçoit les impôts sur les personnes morales alors que les
communes ecclésiastiques encaissent les impôts des personnes physiques.
Le président de la paroisse du Noirmont, Germain Froidevaux, a accueilli
les soixante membres du législatif qui règle les affaires matérielles de
l’Eglise catholique dans le Jura. L’abbé Claude Schaller, vicaire épiscopal, a présenté pour sa part les lignes essentielles de "la pastorale de la
famille". Parmi les réalisations, on retiendra le succès obtenu par le concours de dessins auquel ont participé plus de 1’800 enfants. Les cinquante
oeuvres primées étaient d’ailleurs exposées mercredi soir au Noirmont.
Président du Conseil d’administration de la CEC, Jean-Louis Berberat a
présenté les comptes. En 1990, les communes ecclésiastiques ont versé
910’000 francs (810’000 en 1989), soit 15,4% du produit. Quant aux subventions de l’Etat, elles ont passé de 3,21 millions en 1989 à 3,38 millions
en 1990 (57,4%). Les entrées des impôts sur les personnes morales se sont,
elles, chiffrées à 830’724 francs en 1990 contre 522’446 francs en 1989.
Dans les charges, la masse salariale a subi une légère augmentation. Les
contributions étant restées stables. Le bilan affiche un découvert de
377’000 francs.
Le Conseil de la CEC a en outre annoncé le calendrier des élections des
membres de l’Assemblée. Des élections fixées au 20 octobre prochain. Le dépôt des listes ayant été arrêté à la date du 23 septembre. Dernier point,
la CEC avait demandé une expertise pour savoir si l’Eglise pouvait prétendre à une part du versement compensatoire des impôts frontaliers. La réponse est non. La Commission paritaire pour le subventionnement des Eglises
recoonnues a fixé le taux des subventions à 78% pour 1991 et 77% pour 1992.
(apic/sic/pr)