Jura: assemblée de la Collectivité ecclésiastique cantonale (210690)
Delémont, 21juin(APIC) L’Assemblée de la Collectivité ecclésiastique catholique-romaine du Jura (CEC) a siégé mercredi soir à Corban (Jura) sous la
présidence de Philippe Guélat. Ses membres ont accepté les comptes 89 qui
bouclent avec un déficit de 224’281 francs. Déficit qui a motivé une demande expresse au canton: celle de revoir les subventions accordées. L’assemblée a également voté un décret fixant les émoluments en matière de juridiction administrative. A l’instar d’autres instances ecclésiastiques, la
CEC a chargé son Conseil d’adresser un message de soutien à Mgr Candolfi,
dans l’affaire de l’évêché de Coire.
Les comptes 89 de la CEC sont déficitaires. Deux raisons à cela. Au déficit 89 s’ajoute celui de 1988 qui, une fois amorti, se chiffre à 333’410
francs et porte ainsi le découvert des deux années à plus d’un demi-million. Cinq cent quarante mille francs, c’est la somme que la CEC a dû emprunter à la Caisse de pension du canton du Jura pour pallier son manque de
liquidités. Dans son rapport, le président du Conseil de la CEC, Etienne
Beuret, a qualifié la situation de "préoccupante".
Pourtant, les rentrées d’impôts ont augmenté. Pour leur part, les communes ecclésiastiques ont versé 810’000 francs en 1989 alors qu’elles avaient
versé 665’000 francs en 1988. Quant aux subsides de l’Etat, ils ont passé
de 3,16 millions en 88 à 3,21 millions en 89. La masse salariale s’est, elle, élevée à 3,39 millions (3,26 en 88). Les contributions ont subi des
coupes sombres. La somme versée aux missionnaires jurassiens tombe de
69’600 à 40’000 francs. Fraternité Jura-monde ne reçoit plus que 5’000
francs, contre 20’000 en 88, et les 2’500 francs versés à la Main Tendue
ont été rayés de l’exercice 89.
Dans ses communications faites au nom du Conseil de la CEC, le président
a notamment fait état d’un litige qui oppose la CEC au contrôle des finances du canton du Jura. Par ailleurs, la CEC attend le résultat de l’avis de
droit qu’elle a demandé. Avis relatif à la rémunération des travailleurs
frontaliers dont l’impôt pourrait aussi venir gonfler son assiette. (apicsic/pr)