Zurich, 29février(APIC) "La situation est très mauvaise au Brésil, la population ne supporte plus d’être exploitée et d’avoir faim, elle est au
bord de la révolution". Cet appel à l’aide sera lancé le 4 mars, à l’occasion de la Journée mondiale de prière en Suisse. Les Brésiliennes nous feront partager les problèmes de leur pays, mais elles nous transmettront
également dans la liturgie de cette journée, leurs espérances.
Dans le livre de Ruth, dont les Brésiliennes nous proposent l’étude, il
s’agit de pain, de famille, de l’étranger et de la terre. Ce texte est aussi étudié dans les communautés de base du Brésil et a pris là-bas une grande importance pour tous. En effet, la réforme agraire promise se rétrécit
comme peau de chagrin. Ceux qui s’opposent à cet état de fait risquent
leurs vies. Les assassins et leurs commanditaires restent pratiquement impunis. C’est pourquoi la Journée mondiale de prière sera l’occasion de nous
associer, contre cette injustice, par une campagne d’envoi de lettres de
protestation au gouvernement brésilien.
La situation de la femme au Brésil est le reflet d’une forme de société
entièrement dominée par l’homme. A lui tout est permis, tandis que l’on
veille jalousement sur la vertu de la femme. La femme est au foyer et très
tôt les fillettes font l’apprentissage de leurs tâches futures auprès de
leur mère. De plus quoique les femmes représentent la majorité de la population, elles ne forment que le tiers des Brésiliens actifs. Et pourtant,
lentement, courageusement, elles trouvent leur place dans le monde professionnel, la vie politique et l’Eglise. Dans l’Eglise, le ministère pastoral
est déjà une réalité dans les Eglises méthodiste, luthérienne et épiscopale. Dans l’Eglise catholique, des femmes remplissent diverses fonctions,
tels le ministère de la parole, le baptême et l’eucharistie; de nombreuses
religieuses dirigent des paroisses qui n’ont pas de prêtre. Ainsi, en même
temps que le travail social qu’elles ont toujours accompli, des femmes exercent aussi le ministère ordonné et participent aux décissions de leurs
Eglises.
La journée mondiale de prière du 4 mars sera l’occasion de montrer sa
solidarité avec les femmes chrétiennes du monde entier et de toutes confessions. Cette reconnaissance se concrétisera dans l’offrande. En 1987, année
du centenaire de la Journée mondiale de prière, plus de 500’000.- avaient
été recueillis. (apic/bd)